47 % des prêts de la BEI en France ont été versés en faveur du climat

La Banque européenne d’investissement apporte sa contribution financière dans le combat sans merci contre le réchauffement climatique. Cette participation se traduit par le financement de tous les projets susceptibles de faire baisser la température. Pour préserver l’environnement en France, la banque lui a octroyé 47 % de ses prêts.

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Comprendre la BEI

La BEI ou Banque européenne d’investissement a vu le jour à partir du traité de Rome de 1957. Il s’agit d’une institution financière dotée d’une personnalité juridique et placée sous la responsabilité de l’UE. Les 27 membres de l’UE composent les seuls actionnaires de la BEI. Cette banque s’est fixé comme objectif premier de participer à la concrétisation des politiques économiques et sociales de l’UE grâce à des appels aux marchés de capitaux. Elle finance, à travers des prêts et des garanties, des programmes d’investissements publics ou privés focalisés sur les objectifs de l’UE.

En ce qui concerne le changement climatique, la BEI a octroyé un investissement à hauteur de 16,2 milliards d’euros en 2018. Elle souhaite se convertir en une « banque du climat », d’après une feuille de route validée en novembre 2019. 50 % de ses actions seront dédiées d’ici 2025 à la lutte contre le réchauffement climatique. Entre 2021 et 2030, elle ambitionne un investissement à hauteur de 1 000 milliards d’euros au profit de l’environnement.

Le dérèglement climatique, une priorité européenne

Le réchauffement climatique a gagné la première place des grandes priorités de l’Union européenne. Pour prouver son adhésion à cette lutte acharnée, la BEI a décidé d’en finir avec les financements dédiés aux énergies fossiles à partir de 2022. Par la même occasion, elle a dévoilé son ambition de doubler son engagement environnemental à l’horizon 2025. D’ici cette période, elle réservera 50 % de ses investissements au service du climat. Ce projet a déjà atteint 31 % de son objectif final en 2019. Son vice-président Ambroise Fayolle reste optimiste sur l’augmentation des financements en faveur de l’écologie.

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Un investissement de 3,28 milliards d’euros pour le climat français

En tant qu’actionnaire de la BEI, la France bénéficie à elle seule de 47 % des prêts, ce qui dépasse la moyenne européenne. 3,28 milliards d’euros ont été versés pour financer les actions de lutte contre le réchauffement climatique sur le territoire. Les principaux bénéficiaires sont : la société de recyclage industriel Derichebourg (avec un montant de 130 millions d’euros) et les sociétés de tiers financements ou STF. Ces dernières représentent des institutions bancaires finançant les particuliers dans les travaux de rénovation énergétique de leur habitation. Parmi les entreprises des STF se trouve AREC Occitanie, une société qui a obtenu 40 millions d’euros d’aide.

Une activité globale croissante

Les opérations de la BEI ont connu une croissance de 13 % en 2019 par rapport à l’année précédente. Plus de 72 milliards d’euros ont financé ses 1 095 activités, un record pour l’institution bancaire. En sus des problématiques climatiques, la BEI se préoccupe :

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  • Du déploiement des infrastructures
  • De l’innovation des PME
  • Du plan Juncker (plan d’investissement de l’UE voué à encourager les projets stratégiques)

Le plan Juncker bénéficie de 500 milliards d’euros. Par ailleurs, le Brexit du 31 janvier 2020 a failli ébranler le financement des différentes opérations bancaires. En effet, la sortie du Royaume-Uni de l’UE a laissé planer une éventuelle perte de fonds pour la BEI. Le départ s’est accompagné d’un retrait de 16 % du capital de la banque (soit une somme de 40 milliards d’euros) appartenant au Royaume-Uni. Heureusement, les 27 membres restants se sont engagés à augmenter leur contribution dans le but de compenser ce vide.