Agriculture : de nouvelles dispositions par rapport aux aides de la PAC pour les jeunes

En France, 5 % seulement des agriculteurs sont âgés de moins de 35 ans. Selon Paris, un plafonnement d’âge pour bénéficier des aides de la Politique agricole commune devrait être instauré afin de laisser un peu plus de place aux plus jeunes. Dans cette perspective, l’hexagone souhaite mieux défendre ces jeunes, et leur offrir la possibilité de profiter à juste titre de ces aides de la PAC.

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Les agriculteurs sont majoritairement vieux

Sur le continent européen, la communauté agricole se fait vieille. Le nombre de jeunes désireux de travailler dans ce domaine ou censés reprendre les rênes de leur entreprise familiale n’est pas suffisant pour contrebalancer les départs en retraite.

Cette remarque concerne aussi bien la France que d’autres pays. À l’heure actuelle, 5 % seulement des agriculteurs de l’Europe sont jeunes. Ce taux devrait être alarmant. À l’échelle européenne, l’application du Pacte vert et de sa rubrique alimentaire « de la ferme à l’assiette » laisse tout de même entrevoir une lueur d’espoir pour une nouvelle gestion agricole plus efficace.

D’après l’eurodéputé français Jérémy Decerle, il est primordial d’insérer le problème de la préservation de l’agriculture européenne, ainsi que celle des paysans dans le cadre de la stratégie alimentaire du Green deal. Cela implique de simplifier l’entrée des jeunes actifs dans l’industrie agricole, pour ainsi pouvoir pérenniser le secteur.

Modification de la politique agricole commune à l’avantage des jeunes oblige

Présentement, l’Union européenne met au point la nouvelle version de sa politique agricole commune. Celle-ci ne prendrait effet qu’en 2022. Néanmoins, elle anticipe déjà des dispositions plus solides en faveur des jeunes agriculteurs. Selon Maria Fuentes Merino, membre de la Commission européenne, la problématique de l’installation des jeunes agriculteurs doit faire partie des priorités de la Commission européenne.

Ainsi, la nouvelle PAC compte adopter des mesures, comme l’augmentation du seuil de l’aide à l’installation. Si auparavant son montant était de 70 000 euros, il s’élèverait désormais à 100 000 euros. Un dispositif prévoit par ailleurs de consacrer au moins 2 % des paiements nationaux aux jeunes agriculteurs, par le biais de mesures facilitées.

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Dans le même contexte, Samuel Vandaele, le président des Jeunes Agriculteurs, appuie le fait que la question du rajeunissement de la population du secteur agricole devrait être une priorité dans l’ensemble de l’Europe. La hausse du plafond des paiements nationaux au profit des jeunes agriculteurs de 2 à 4 % est déjà un grand pas. De cette manière, il sera plus simple pour les jeunes d’intégrer la branche de l’agriculture.

Renouveler les générations de la branche agricole

Dans l’Union européenne, la gestion de plus d’un tiers des exploitations agricoles est assurée par des agriculteurs âgés de plus de 65 ans. De leur côté, les jeunes agriculteurs ne constituent que 5 % de la population agricole européenne. Changer la donne représente un des défis les plus compliqués à relever pour la politique agricole européenne. Mais pour préserver le secteur, le renouvellement des générations est crucial.

Dans l’hexagone, le sujet de l’installation des jeunes agriculteurs soulève quelques difficultés, à cause de plusieurs facteurs. D’une part, la transmission d’exploitation peut être complexe. D’autre part, la profession est peu attractive, sans parler du prix du foncier.

En plus de cela, un problème de taille doit encore être résolu, sachant que les agriculteurs ayant atteint l’âge légal de la retraire préfèrent souvent garder leur exploitation et leurs aides PAC. Cela met un frein à la mise en place de nouvelles dispositions pour les jeunes.

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Quoi qu’il en soit, la France envisage de laisser les jeunes agriculteurs jouir des aides à l’installation passé l’âge de 40 ans, l’âge maximal permettant d’avoir droit au statut de jeunes agriculteurs.