Comment promouvoir l’écomobilité en France ?

La mobilité est incontournable pour réaliser les activités de la vie courante. Cependant, le choix du mode de déplacement a des répercussions sur la santé, l’écologie en général et l’économie. Les voitures thermiques sont néfastes, souligne l’Ademe dans son guide « Gagner en performance et réussir le passage à l’écomobilité pour les décideurs publics et privés ». Face aux impératifs écologiques, comment concilier mobilité durable et déplacement de la population ?

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Qu’est-ce que l’écomobilité ?

L’écomobilité ou la mobilité durable désigne la capacité d’un individu à revoir ses méthodes de déplacement. L’initiative se présente sous une multitude de formes, en l’occurrence le délaissement de la voiture « solo » au profit du covoiturage, l’usage des modes de transport moins gourmands ou des transports collectifs. À ces méthodes de déplacement s’ajoutent la marche, le vélo en libre-service. D’ailleurs, les véhicules écologiques se définissent comme des moyens de transport à faible émission polluante. Il peut s’agir d’un véhicule électrique, d’un véhicule à batterie, d’un véhicule hybride ou d’un véhicule hydrogène.

Le développement de l’écomobilité des collectivités

Les collectivités multiplient les appels à projets et à manifestations d’intérêts en faveur de l’écomobilité. En effet, elles sont toujours en quête de solutions innovantes pour assimiler les problématiques environnementales et les questions de mobilité citoyenne. La voiture thermique individuelle reste le moyen de transport par excellence même si son usage pénalise l’environnement. Son utilisation augmente la consommation énergétique donc les émissions de CO2. Pour combattre le destin tragique de la planète, édicter des lois écologiques est de toute évidence, vital. En outre, les collectivités proposent une réglementation en faveur des plateformes d’échange sur l’innovation et l’expérimentation de l’écomobilité.

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Les obstacles à l’écomobilité

Le système actuel reste le principal obstacle au développement de l’écomobilité. En effet, l’aménagement urbain, les contraintes des entreprises, la forte hausse du nombre des voitures thermiques contribuent à la promotion de la mobilité traditionnelle et polluante. L’accroissement continu de la taille des parcs automobiles, les voitures plus lourdes mises en circulation et les trajets domicile-travail plus longs occultent les mouvements écologiques. Pour développer le réflexe écologique, une des solutions serait de faire appel aux technologies numériques. Dans cette optique, il semble opportun de concevoir un outil informatique qui centralise toutes les solutions de mobilité durable sur le territoire, et diffuse l’information auprès de tous usagers potentiels.

Le rôle des entreprises dans l’écomobilité

Pour accélérer la transition vers l’écomobilité, les entreprises occupent une position centrale. Les firmes sont invitées à adopter des politiques incitatives à la mobilité douce. L’initiative peut être sous forme de création de parkings à vélo, la promotion des véhicules à hydrogène, les campagnes de sensibilisation sur l’impact du choix du mode de déplacement…. Une forte mobilisation industrielle peut induire au changement de comportement des consommateurs. Avec l’appui des collectivités, la transition peut se faire sans encombre.

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La population française face à l’écomobilité

La population française est suffisamment mature pour accepter l’écomobilité. Cette prédisposition se reflète à travers les mutations enregistrées dans les régions où l’offre de mobilité douce s’est développée. D’ailleurs, selon l’Ademe, 68 % des Français se disent prêt à délaisser leur voiture thermique pour les déplacements quotidiens, à condition d’avoir à disposition un mode de transport conforme à leurs besoins de mobilité. En outre, adopter la mobilité douce est doublement bénéfique aux consommateurs, car en plus d’être écologique, c’est économique. D’après une enquête de l’Ademe en 2013, le choix du mode de déplacement conditionne les dépenses quotidiennes. Ainsi, parcourir 15 km par jour demande : 0 euro pour une marche, 202 euros par an avec un vélo classique, 405 euros par an avec un vélo électrique et 1 980 euros par an avec une voiture thermique.