Création de la première agence bretonne de la biodiversité

Tous les moyens sont bons pour lutter contre le dérèglement climatique qui frappe la France et le reste du monde. Au niveau régional, de nombreuses structures ont vu le jour afin de combattre ce phénomène. L’une d’entre elles a vu le jour dans la région bretonne, à la suite de plusieurs actions collaboratives.

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Une agence pour répondre à l’urgence environnementale

La nouvelle agence bretonne de la biodiversité est installée à Brest. L’établissement spécialisé souhaite répondre à la demande urgente en matière de préservation environnementale. Elle se focalise sur la sauvegarde du patrimoine naturel de la région. Son objectif est simple : encourager la mobilisation pour la biodiversité et soutenir le développement de nouveaux projets environnementaux.

La création de cette agence s’est faite grâce à un partenariat avec l’Agence française de la biodiversité en plus du soutien de l’État. Elle a également été le fruit d’une fructueuse collaboration entre les conseils départementaux des Côtes-d’Armor, de l’agence de l’eau Loire-Bretagne, du Finistère et d’Ille-et-Vilaine ainsi que des associations de protection de la nature et d’éducation à l’environnement. La structure a vu le jour le mardi 14 janvier 2020. Sa promotion en a été faite dans le cadre d’une conférence de presse, en compagnie de Thierry Burlot, le président de la nouvelle agence bretonne. Il a mentionné que les problématiques environnementales sont « le parent pauvre des politiques publiques ».

Un bonus au service de la biodiversité

L’agence a été créée dans les locaux de la région Brest. Elle se trouve sous la direction de Sylvie Detoc. Cette dernière estime que l’établissement va « compléter et devenir le creuset » des actions de lutte contre le réchauffement climatique, notamment dans la région. Elle pense également que l’agence s’apparente à un « bonus au service de la biodiversité ». L’établissement travaillera en partenariat avec des associations de protection de la nature, des collectivités, des scientifiques, de simples citoyens et des entreprises.

Les Bretons ont l’habitude de la concertation

Dans le cadre de la conservation du patrimoine environnemental, l’agence souhaite « concilier » les acteurs écologiques, les services de l’État et les chasseurs. Ce projet reste complexe, selon la directrice régionale. Cependant, elle estime que les Bretons ont l’habitude de la concertation quand il s’agit de préserver la biodiversité de la région. D’ailleurs, les consensus sur les problématiques de l’eau confirment cette qualité.

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Par ailleurs, la loi biodiversité de 2016 a permis la création de l’agence française. Cette même réglementation a autorisé l’union avec l’office français dans le but de créer de nouveaux établissements.

Un budget de 600 000 euros

Les Bretons sont particulièrement touchés et consternés par le phénomène de réchauffement climatique. Ils souhaitent préserver leur patrimoine naturel exceptionnel, d’où la création de l’agence. En effet, 65 % des espèces d’oiseaux marins ainsi que 30 % des espèces de papillons sont aujourd’hui menacés par le dérèglement climatique sur le plan régional.

Afin de combattre ce fléau, l’agence peut compter sur un budget de 600 000euros pour 2020. Cette somme sera gérée par une équipe dynamique composée de 9 membres.

Développer des projets de préservation

Le nouvel établissement s’est également fixé comme objectif d’appuyer la coopération entre tous les acteurs régionaux afin de susciter l’émergence de nouveaux plans d’action au niveau du territoire. L’agence souhaite mettre en place des programmes de préservation et de restauration de la biodiversité.

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Il faut rappeler que la France compte déjà 6 autres structures semblables installées en Normandie dans le Centre-Val de Loire, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Île-de-France… 2 autres établissements de ce genre sont encore en cours de création dans le pays ainsi que 2 autres en outre-mer. Toutes ces structures se mobilisent pour un même objectif : préserver la biodiversité à l’échelle régionale.