De nouvelles mesures annoncées pour l’amélioration du bien-être des animaux domestiques en France

L’extension du délit de maltraitance, l’instauration de la vidéosurveillance dans les abattoirs volontaires, l’interdiction de construire de nouveaux bâtiments d’élevage de poules pondeuses en cages… Telles ont été les mesures étatiques entreprises en 2018 pour lutter contre la maltraitance animale. De nouvelles mesures viennent aujourd’hui appuyer ces actions gouvernementales.

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En finir avec les pratiques cruelles en élevage

Les mesures étatiques commencent dans les conditions des animaux en élevage. Vers la fin de 2021, la castration à vif des porcelets sera désormais dissoute. Il en sera de même pour le broyage des poussins mâles. Ces actions sont le fruit d’une initiative franco-allemande sur le développement des techniques durables en élevage. Viennent ensuite la promotion et la formation au bien-être animal. À partir du 1er janvier 2022, les élevages de volailles et de porcs devront recruter un référent chargé du bien-être animal. Le responsable devra justifier d’une formation spécifique.

La qualité de vie des animaux d’élevage est également revisitée. Des financements étatiques sont versés aux profits des bâtiments qui privilégient l’épanouissement des animaux. Ces projets s’accompagnent d’une amélioration des conditions de transport des animaux à partir de 2020. Des contrôles gouvernementaux sont effectués. Toutes formes de manquement et de non-respect aux règlementations européennes sont passibles de sanctions. Quant aux consommateurs, ils profitent d’une meilleure information. En ce sens, le pays aspire à un étiquetage indiquant les modes d’élevage et le bien-être animal au niveau européen.

Responsabiliser les propriétaires d’animaux de compagnie

Les ambitions du gouvernement s’élargissent aux animaux domestiques. Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a condamné l’abandon des animaux de compagnie en martelant que : « On n’achète pas un chat, un chien, un animal de compagnie comme on achète une glace en passant. ». Dans sa lutte acharnée contre cette pratique, l’homme politique a annoncé le renforcement gouvernemental de son action contre l’abandon et les achats impulsifs d’animaux de compagnie en 2020.

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Le député Loïc Dombreval a été assigné à une mission de 6 mois durant le 1er semestre de 2020. Son objectif : trouver des mesures afin de combattre ce phénomène ainsi que la maltraitance animale. Dans cette optique, le non-respect de l’identification des chats sera susceptible d’une contravention de 4e classe.

La France atteint un record d’abandon des animaux domestiques

En 2019, le nombre d’animaux domestiques abandonné a atteint un record, en raison d’une nette progression de 28 %. C’est ce chiffre alarmant qui a encouragé les responsables étatiques à prendre des mesures nécessaires. En tout, Didier Guillaume a annoncé 15 nouvelles mesures appliquées en faveur du bien-être des animaux d’élevage et des animaux domestiques.

Parmi les nouvelles lois se trouve l’amende à hauteur de 135 euros pour la non-identification d’un animal au cours de son acquisition (en plus de la contravention). Cette règlementation se réfère à l’article L.214-8 du code rural. À cette mesure s’ajoutent la peine de 2 ans de prison et une amende de 30 000 euros pour l’abandon d’un chien ou d’un chat. Pour cause, cette pratique est jugée comme un acte de cruauté. Les nouvelles règlementations ont été instaurées à cause des pratiques d’élevage controversé suscité par le mécontentement de plus en plus prononcé de la population.

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Les associations restent sur leur faim malgré les mesures étatiques

Face à ces nombreuses actions, les associations de protection animale ont manifesté leur enchantement. Cependant, ces nouvelles mesures sont loin d’être satisfaisante. En effet, Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 a rappelé une action similaire gouvernementale qui s’est soldée par un échec. De plus, elle souligne que les solutions proposées sont incompatibles avec les problèmes de fond.