Le nouveau plan du Gouvernement pour le bien-être animal dévoilé

Si l’annonce a été faite en octobre 2019, ce n’est que le 28 janvier dernier que le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a présenté le nouveau plan gouvernemental concernant le bien-être animal. Un plan qui a été critiqué par les défenseurs des animaux.

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Un modèle favorable pour tous

Le plan gouvernemental pour le bien-être animal consiste à mettre en place des mesures strictes qui encadreront tous les différents acteurs du monde de l’élevage. Toutefois, cela ne doit pas mettre en danger toute la structure économique du pays. Les 15 mesures qui constituent ce plan gouvernemental prennent en compte la « sensibilité des animaux, le travail de l’éleveur et le regard de la société », toujours selon Didier Guillaume.

Les grandes lignes

Parmi les 15 mesures citées par le ministère, quelques grandes lignes ont retenu l’attention.

La fin du broyage des poussins

Le broyage des poussins est une pratique depuis longtemps controversée. Bonne nouvelle, il sera interdit vers la fin de l’année 2021 selon le plan gouvernemental pour le bien-être animal. Un consortium franco-allemand sera mis en place pour trouver les solutions durables et aussi à grande échelle à ce problème. Il aura également comme objectif de trouver les mesures adéquates pour forcer les entreprises à s’y tenir.

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La fin de la castration à vif des porcelets

Le nouveau plan gouvernemental programme la fin de la castration à vif des porcelets vers la fin de l’année 2021. Le ministre a assuré que toutes les mesures réglementaires ou judiciaires seront prises si besoin est pour respecter cette échéance. Le gouvernement a également fait appel à des organisations vétérinaires pour discuter de la mise en place d’un protocole qui permettra d’atténuer la douleur avec une anesthésie locale.

De meilleures conditions de vie

Ce plan aura également pour objectif d’inciter les éleveurs à améliorer les conditions de vie des animaux telles que l’élevage de poules ou des vaches en plein air. Le ministre a également promis un accompagnement pour ces éleveurs à travers des subventions incitatives. À partir de cette année, les subventions de l’État seront réservées aux bâtiments d’élevage respectant les normes en matière de bien-être animal. Selon le ministre, les conditions de financement de la facture PAC sont en train d’être négociées avec nos partenaires européens.

De meilleures conditions de transport

Avec ce nouveau plan, le ministre entend bien augmenter les contrôles en donnant des habilitations à des vétérinaires privés pour aider les agents de l’État, que ce soit pour les transports maritimes ou routiers. Les sanctions en cas de non-respect de ces nouvelles réglementations seront renforcées. Pour les transports maritimes, il faudra obligatoirement tenir un registre sur les conditions et les températures. Un appel à candidatures a été lancé par le directeur général de l’alimentation, Bruno Ferreira, pour la mise en place de la vidéosurveillance dans les abattoirs. En collaboration avec l’Allemagne, le gouvernement français pense mettre en place un système d’étiquetage sur le mode d’élevage sur l’ensemble des produits, et ce, à l’échelle européenne.

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Des mesures insuffisantes selon les défenseurs des animaux

Malgré ces nombreuses mesures, les défenseurs des animaux ont déclaré ne pas être satisfaits de ce nouveau programme gouvernemental. Ils ont notamment pointé du doigt les mesures sur le broyage des poussins et la castration des porcelets à vif. Ces mesures ne sont pas nouvelles, mais ont déjà été annoncées. Ils déplorent ainsi le manque de plan d’action pour atteindre ces objectifs fixés selon la cofondatrice de L214, Brigitte Gothière. Si elles interdisent la castration à vif des porcelets d’ici fin 2021, ces mesures ne prévoient pas de nouvelles conditions d’abattage des animaux ni de plan d’action efficace pour mettre fin à l’élevage intensif, surtout en respectant ce délai fixé.