Le secteur pétrolier pourrait faire beaucoup plus pour l’environnement

Dans un rapport récemment publié concernant les compagnies pétrolières, l’Agence internationale de l’énergie ou AIE estime que le secteur pétrolier peut encore agir plus pour faire face au changement climatique. Les actions attendues pour l’environnement devraient leur permettre une meilleure diversification dans les énergies renouvelables.

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Le message de l’Agence internationale de l’énergie ou AIE

D’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie ou AIE, les acteurs du domaine du pétrole et du gaz pourraient réaliser des actions encore plus nettes pour contrer les changements climatiques.

Ces acteurs sont de ce fait, appelés à se diversifier encore plus dans les énergies vertes que celles-ci soient d’origine éolienne, photovoltaïque, issues de la méthanisation, de la capture de carbone, etc. La diversification dans les énergies renouvelables est essentielle pour l’engagement dans une transition écologique durable.

Selon cette même agence, les solutions à ces problèmes climatiques ne se trouveraient plus au niveau du paradigme actuel du pétrole et du gaz. Elle contredit toutes les suppositions émises par d’autres entités qui estiment qu’agir au niveau de ce paradigme suffirait pour venir à bout des soucis climatiques actuels du monde.

Aucun signe de changement significatif observé

L’OCDE est l’agence qui conseille des gouvernements concernant la politique énergétique. Elle leur prodigue des conseils avisés sur l’activité des acteurs pétroliers et gaziers pour leur permettre de mieux s’ajuster avec les accords de Paris sur le changement climatique.

Des changements plus marqués dans la destination des investissements des entités en activité dans ce secteur sont fortement recommandés.

Certaines de ces entités se sont d’ores et déjà engagées dans la diversification vers l’énergie photovoltaïque, éolienne maritime et terrestre ou vers les énergies écologiques. Ces investissements qui dépassent les frontières de leur métier ne représentent qu’environ 1 % de leurs investissements totaux.

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En effet, les émissions de dioxyde de carbone de Total ont également augmenté. Or, pour les entreprises qui se sont mieux engagées en faveur de la transition énergétique comme Shell ou Total, le taux de rejets de gaz à effet de serre est plafonné à 5 %. Le niveau des dépenses d’investissement des entreprises ne présente aucun changement majeur. Ce sont les principaux travers regrettés par l’OCDE.

Les pétroliers doivent combattre eux-mêmes leurs rejets de dioxyde de carbone

L’agence dont le siège est à Paris relève aussi un point relatif à la diminution des émissions générées par l’ensemble des opérations de tout le secteur, de l’extraction à la distribution de ces hydrocarbures à leurs consommateurs, en passant par leur transport et leur transformation. Ce point devrait, de ce fait, représenter une priorité de premier ordre pour tout le monde.

Les fuites de méthane occasionnées par les activités du secteur pétrolier constituent actuellement près de 15 % des rejets de gaz à effet de serre dans la nature. Ce type de gaz possède un pouvoir de réchauffement climatique très élevé.

Pour en venir à bout ou au moins de la façon la plus efficace possible, une quinzaine de compagnies pétrolières se sont rassemblées en une organisation dénommée Oil and Gas Climate Initiative. Toutefois, cette initiative ne peut, en définitive, traiter que 32 % des rejets mondiaux d’hydrocarbures.

Soulignons également que la nécessité d’effectuer des actions plus marquées ne s’applique pas qu’aux « super majors », ce terme qui désigne les grands acteurs privés du secteur pétrolier et gazier tels qu’Exxon Mobil, Total, BP, etc. qui retiennent l’attention du public.

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L’émission de GES concerne d’autres acteurs du secteur pétrolier, mais ils sont en position défavorable pour s’adapter aux changements climatiques du fait de la dynamique énergétique au niveau mondial. C’est le cas de quelques compagnies pétrolières d’envergure nationale, dont la Saoudienne Aramco, la Brésilienne Petrobras, etc.