Naissance de l’Office Français de la Biodiversité

L’Office Français de la Biodiversité souhaite reprendre les missions que se sont données l’Agence française pour la biodiversité et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Il veut également mobiliser les experts compétents de ces 2 organismes pour rendre les opérations de préservation écologique plus efficaces.

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La création de l’OFB

Le 1er janvier 2020 a été marqué par la création de l’Office Français de la Biodiversité, connu sous le sigle de OFB. Son objectif est d’optimiser l’efficacité des politiques publiques et de faciliter la transition écologique. L’opérateur prend en charge la préservation et la restauration de la biodiversité. L’office a été créé par la loi du 24 juillet 2019. Il vise à développer les partenariats entre les régions et les collectivités. Il œuvrera à travers le territoire national, le domaine marin et tous les écosystèmes. L’OFB n’est pas l’unique office, parmi les 70 établissements en charge de garantir la transition écologique, à avoir fait son apparition durant cette date.

Protéger une biodiversité de plus en plus en déclin

L’OFB a finalement vu le jour après plusieurs années de préparations et d’atermoiements. Il assurera la protection de la nature en déclin. Cependant, cet instrument à lui seul ne suffira pas à atteindre des objectifs concrets, soulignent les ONG. L’OFB rassemble l’AFB (Agence française pour la biodiversité) ainsi que l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage). Son apparition a été le fruit d’un projet vieux de 20 ans, souligne Pierre Dubreuil, son directeur général.

L’ONCFS a été créé depuis à peu près 50 ans et a pour objectif d’examiner les permis de chasse et d’encadrer l’étude sur la faune sauvage. À l’inverse, l’AFB n’est apparu que depuis 3 ans. Il est le fruit d’un regroupement de plusieurs ONG : l’Atelier technique des espaces naturels, l’Agence des aires marines protégées, les Parcs nationaux de France et l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques.

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Naissance de l’INRAE

La fusion de deux instituts français de recherche consacrés à l’agriculture, l’environnement et l’alimentation, l’Irstea et l’Inra, a donné naissance, le 1er janvier, à l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement). Il s’agit d’un nouvel établissement public qui accompagnera les transformations de l’agriculture, de l’environnement et de l’alimentation. Son action ne se limite pas au territoire français. En effet, son influence s’étend en Europe et à travers le monde. Son objectif est de promouvoir l’agriculture bas-carbone et circulaire, la gestion adaptative des ressources et l’alimentation saine et durable. Ces opérations s’effectuent tout en prenant compte de la préservation de l’environnement et de l’innovation technologique (qui devrait faciliter la transition).

Pourquoi fusionner les 2 organismes ?

Cette fusion a été motivée par les tensions financières et sociales. En effet, l’organisation permanente de la gestion de l’eau et de la biodiversité a fini par déstabiliser le déploiement des politiques publiques. Cette réorientation constante a provoqué une insécurité des agents des opérateurs et a remis en cause la crédibilité des politiques engagées. Sur le plan budgétaire, les modalités de financement des acteurs de l’eau et de la biodiversité n’ont permis aucune action concrète et durable.

Cette fusion a également été encouragée par les tensions environnementales qui pèsent sur le pays. Les changements deviennent effectivement de plus en plus visibles : dérèglement climatique, dégradation du sol, de l’air et de l’eau, épuisement des énergies fossiles, érosion de la biodiversité…

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C’est dans ce contexte que les acteurs écologiques ont décidé de créer un établissement bénéficiant de moyens financiers et humains significatifs. Ces ressources permettront une plus grande avancée et une meilleure implantation territoriale.