Programme scolaire au primaire au collège : plus de leçons sur la biodiversité et le climat ?

Pour les classes de CP jusqu’au collège, davantage de leçons axées sur la biodiversité et le climat seraient intégrées dans le programme scolaire des élèves, afin de consolider leurs connaissances relatives au changement climatique.

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Un apprentissage dès les petites classes pour mieux maîtriser le réchauffement climatique

Une mission a été attribuée au Conseil supérieur des programmes ou CSP par le ministre de l’Éducation nationale. Il s’agit de présenter des moyens afin d’améliorer les enseignements liés à la biodiversité ainsi qu’au changement climatique, du CP à la classe de 3e. Le CSP a remis sa copie le 4 décembre dernier, et suggère que des changements soient opérés sur l’ensemble des matières.

D’une part, le CSP propose des enseignements plus complets et plus spécifiques sur ces thématiques, dans les matières où elles étaient déjà traitées, telles que les SVT. D’autre part, il souhaite que toutes les matières soient concernées par cette proposition, que ce soit les mathématiques ou l’éducation physique et sportive. Ce serait valable dès la classe de CP.

Ce ne sont là que des recommandations, et les livres scolaires pourraient ne pas se conformer à celles-ci avant assez longtemps. Actuellement, en effet, les programmes sont déjà suffisamment chargés. Dans tous les cas, à l’issue du cursus scolaire obligatoire, un élève doit maîtriser les notions essentielles afin d’avoir une meilleure compréhension du réchauffement climatique et de la dévastation des écosystèmes naturels.

C’est le 20 juin de l’année précédente que le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a affecté le CSP à cette tâche consistant à modifier l’enseignement sur le développement durable, la biodiversité et le climat, de la classe primaire jusqu’au collège, étant donné que la jeunesse semble de plus en plus s’intéresser à ce sujet.

Une initiative qui pourrait sensibiliser les jeunes à l’environnement

Le dossier remis par le CSP est plutôt pertinent. D’ailleurs, cette demande de considérer les enjeux climatiques dans les programmes scolaires ne date pas d’hier. Plusieurs scientifiques de l’Hexagone l’ont déjà sollicité. C’était le cas de Valérie Masson-Delmotte, présidente du Giec et paléoclimatologue, qui a lancé un appel le 15 décembre 2018.

Mathilde Tricoire, responsable pédagogique à l’OCE ou Office for climate education, affirme que la conscientisation des étudiants à l’environnement date déjà des années 70. Elle indique que plusieurs démarches peuvent aller dans ce sens, à commencer par la sensibilisation au développement durable, l’incitation au tri des déchets, les excursions scolaires en pleine nature, l’élection d’écodélégués…

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Une seconde approche serait de revoir le programme, et d’y introduire plus de connaissances scientifiques tournées vers le climat, et ce, à un niveau plus élevé. Si cela est déjà effectif dans les lycées, il l’est moins dans les petites classes.

Quoi qu’il en soit, cela pourrait contribuer à ce que les élèves se sensibilisent plus face à la situation climatique actuelle.

 Bien plus qu’un travail de scientifiques : le climat concerne tout le monde

Dans la perspective d’inculquer plus de leçons sur le réchauffement climatique à partir du CP, le CSP recommande des enseignements plus approfondis sur le sujet. Durant les cours d’éducation physique, les professeurs pourraient par exemple privilégier les activités en pleine nature.

Pendant les cours de français, les élèves pourraient être conviés à rédiger des petits textes sur l’observation de l’environnement. En physique-chimie, il s’agirait d’enseigner l’acidification des océans ou de parler du concept des énergies renouvelables et du gaz à effet de serre.

Les possibilités pour mieux aborder les questions climatiques en cours sont multiples. L’important serait que toutes les matières puissent aider à sensibiliser les élèves. Ce, peu importe la matière : mathématiques, langues, EPS, SVT…

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Cependant, le problème susceptible d’entraver la réussite de ce projet est que les programmes sont déjà surchargés. La solution serait de mettre l’accent sur tout ce qui peut permettre d’enseigner le réchauffement climatique de manière plus explicite, même si cela signifie réduire la durée d’autres cours, notamment ceux qui traitent de la vaccination ou encore de la reproduction.