Un crédit considérable de la Banque Postale pour le projet du centre de déchets ménagers d’Ivry-sur-Seine

La Banque Postale a octroyé un emprunt vert d’un montant de 75 millions d’euros afin de mener à bien le projet visant à transformer le centre de déchets ménagers d’Ivry-sur-Seine en une Unité de valorisation énergétique ou UVE. Voici un projet de grande ampleur qui permettra d’entamer la transition écologique. Les détails sur le sujet.

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Une aide non négligeable au profit des initiatives environnementales

Aujourd’hui, plus d’une cinquantaine de projets ont été appuyés pour une somme globale de 300 millions d’euros, et 50 % sont déployés dans la région d’Île-de-France. Pour ce projet de transformation du centre de déchets domestiques d’Ivry-sur-Seine situé à proximité du 13ème arrondissement de Paris, l’aide financière est conséquente.

Alors que le plus gros incinérateur du continent européen est en cours de modernisation afin de devenir une Unité de Valorisation énergétique, celui-ci a obtenu un « crédit vert » d’une valeur de 75 millions d’euros auprès de la Banque Postale. Il est à souligner que la fin des chantiers est prévue pour 2023. Le coût total du projet est évalué à 500 millions d’euros.

Déploiement des prêts verts en progression

Dans le cadre du programme établi pour encourager les actions environnementales des collectivités locales, la Banque Postale a décidé d’accorder des prêts. 75 millions d’euros, c’est sans doute la somme la plus élevée qu’elle ait  concédée depuis le début de cette année 2020.

L’usine du Syctom d’Ivry a été mise en service en 1969. Elle concerne actuellement un peu moins d’une quinzaine de communes d’Île-de-France et dix arrondissements de Paris. Grâce au projet en cours, elle affichera désormais une capacité annuelle de 350 000 tonnes de déchets, ce qui équivaudra à  au moins deux fois sa capacité actuelle.

Une cinquantaine de crédits verts attribués

Pour des sommes moins importantes, d’autres projets ont reçu le soutien des prêts verts. C’est notamment le cas de Grand Paris Sud Est Avenir, qui couvre16 communes et a bénéficié d’une aide de 4 millions d’euros pour rafraîchir les réseaux d’eaux de pluie et 1,2 million d’euros en vue de rénover les canaux d’assainissement.

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S’élevant initialement à 500 000 euros et entamés en mai 2019, les prêts verts ont pour but d’aider les collectivités dans leurs projets favorables à la préservation de l’environnement. Dans l’hexagone, 52 crédits verts ont été attribués qui couvrent un montant global de 300 millions d’euros.

Selon Serge Bayard, directeur de la Stratégie de La Banque Postale, 200 millions d’euros sont en ce moment en instruction. Il indique que ce fonds sera réparti dès le début de l’année 2020. Le capital, qui est fourni par des investisseurs à raison de 750 millions d’euros pour 2019, a pour principal objectif de financer les projets en faveur de la transition écologique.

Différentes branches sont ainsi concernées par le prêt vert, à savoir l’assainissement, la rénovation énergétique des infrastructures publiques, l’eau, la production d’énergie renouvelable, sans oublier la mobilité propre. À ce jour, les projets ayant reçu l’appui de la Banque Postale sont essentiellement axés sur l’assainissement, l’eau et les déchets.

Un fonds adressé aux petites collectivités locales

Serge Bayard précise que ce fonds est avant tout destiné aux petites collectivités locales. Les prêts verts sont cependant octroyés sous certaines conditions. Avant que le crédit ne soit accordé, une étude de l’impact écologique est d’abord entreprise sur chaque projet. Elle inclut entre autres une analyse de la diminution des émissions de CO2. En outre, les collectivités sont tenues de présenter les résultats à la population et aux investisseurs.

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L’apport des prêts verts est assuré par plus d’une centaine d’investisseurs et 40 % s’illustrent dans le développement durable. Grâce au fonds de la Banque Postale, les collectivités pourront donc profiter d’investissements labellisés verts. Il sera décaissé en 2020 ou éventuellement en 2021.