Comment lutter contre les passoires énergétiques ?

Le mouvement La République En Marche a dévoilé quelques chiffres alarmants sur son site tiré d’une étude en 2017. L’enquête fait état de 7 millions de logements mal isolés ; 3,8 millions de passoires thermiques occupées par des foyers modestes. Elle observe aussi que 14 % de la population subit une vague de froid à l’intérieur de leur logement. Ces chiffres soulignent l’ampleur de la déperdition de chaleur au sein des foyers. Voici donc les différentes solutions pour éviter les passoires énergétiques.

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En quoi consistent les passoires énergétiques ?

Une passoire énergétique désigne une habitation souffrant d’une mauvaise isolation, ce qui laisse entendre une importante dépense énergétique.

Une mauvaise isolation du logement

Un besoin excessif de chauffage et une consommation exagérée de la climatisation sont le résultat d’une mauvaise isolation de la maison générant une facture d’énergie élevée. En outre, une passoire énergétique fait référence à l’état d’un logement mal isolé qui laisse pénétrer le froid durant la période hivernale et la chaleur en été. Dans ces conditions, le logement n’est pas éligible au marché locatif.

Une importante partie résidentielle du parc résidentiel de France est touchée par ce fléau, favorisant l’effet de serre et donc le réchauffement climatique.

Les signes d’une passoire énergétique

L’ancienneté de votre demeure constitue un indice déterminant sa performance énergétique. Les bâtiments érigés entre 1949 et 1975 s’apparentent, d’une manière générale, à des passoires énergétiques, car les techniques d’isolation thermique de l’époque manquaient de savoir-faire. Sachez que les premières règlementations thermiques remontent aux années 70. La première loi favorable aux économies d’énergie (loi n°74-908) est apparue le 29 octobre 1978.

Les textes officiels définissent une passoire thermique comme « le logement classé en étiquette F et G ». Ces classifications correspondent à une consommation énergétique supérieure à 330 kWh/m2 par an. Rappelons que l’étiquette énergie est un élément du DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) estimant la performance énergétique d’un logement sur la base de sa consommation exprimée en kWh/m2 pendant une année.

Le diagnostic de performance

Le diagnostic de performance énergétique indique l’état de la performance énergétique de votre habitation. L’audit débouche sur votre consommation énergétique ainsi que votre taux d’émission de gaz à effet de serre. L’étude propose 2 étiquettes : énergie et climat. La première évalue la qualité de l’énergie de votre habitation suivant un classement compris entre A à G (une passoire énergétique appartient aux classements F et G). La seconde s’attache aux émanations de gaz à effet de serre pendant une année en utilisant le même classement.

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La rénovation, première solution

Pour lutter contre la passoire énergétique en France, la première solution consiste à rénover votre maison.

Les étapes des travaux de rénovation

L’État impose un calendrier décliné en 3 phases pour permettre aux propriétaires de passoires thermiques d’entreprendre des travaux de rénovation avant la mise en location de leur bien immobilier. La première correspond à l’incitation aux travaux. En 2021, ils ne seront plus autorisés à augmenter leur loyer à défaut de rénovation. En 2022, un audit énergétique devra être délivré au locataire ou à l’acquéreur avant la transaction.

La deuxième étape parle de l’obligation de travaux. À compter de 2023, les logements « indécents » n’accèderont plus au marché locatif. L’ultime étape suggère des sanctions en l’absence de travaux. À partir de 2028, les propriétaires bailleurs de passoire thermique subiront une sanction à la hauteur de leur faute si leur bien loué est classé F ou G.

Les aides de l’État

Pour encourager la rénovation des bâtiments anciens, le gouvernement a mis en place une série d’aides financières. Le CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique) sera reconverti en une prime Ma Prime Rénov, selon la loi de finances pour 2020. À cette subvention s’ajoutent :

  • L’Eco Prêt à taux zéro ;
  • Les aides de l’Anah ;
  • Le chèque énergie ;
  • L’exonération de la taxe foncière ;
  • Des aides locales ;
  • L’aide de la caisse de retraite ;
  • Le prêt de la CAF.

Optimiser l’isolation thermique

Réduisez les pertes de chaleur par la technique de l’isolation. Cela revient à isoler :

  • Votre toit et vos combles perdus, laissant échapper 30 % de la déperdition de chaleur ;
  • Vos murs, responsable de 25 % de la déperdition énergétique (par une isolation par l’intérieur ou par l’extérieur) ;
  • Vos fenêtres, sources de 15 % de la déperdition de chaleur ;
  • Le sol, responsable de 10 % de la déperdition thermique.

L’intervention d’un professionnel certifié est primordiale pour bénéficier des aides de l’État et, par la même occasion, obtenir de précieux conseils en matière de performance énergétique.

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Utiliser des équipements de chauffage peu énergivores

L’autre alternative propose de vous orienter vers les installations économes pour répondre à votre besoin de chauffage écologique. Le marché propose maints modèles écoresponsables, à l’image de la chaudière à très haute performance énergétique, le chauffe-eau solaire individuel, la pompe à chaleur, le chauffage au bois, le chauffe-eau thermodynamique…