Des objectifs ambitieux dans l’énergie éolienne en France pour 2023 et 2028

L’éolien français a fini par prendre son envol après quelques retards cumulés par rapport aux pays voisins. En effet, le gouvernement a présenté une série de projets visant à accroître la production d’énergie verte grâce aux éoliennes entre 2023 et 2028.

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Le retard de la France rattrapé en 2018 et en 2019

Dans le secteur éolien, la France est réputée pour être à la traîne, à l’inverse de l’Allemagne, de l’Espagne, du Danemark et du Royaume-Uni. Pour rectifier le tir, le gouvernement prévoit une multitude de nouveaux programmes. Le pays a néanmoins déjà accumulé une légère avance entre 2018 et 2019, période où les capacités de production d’énergie éolienne ont connu une hausse de 1,5 GW. Aujourd’hui, la France enregistre 7 950 éoliennes dans 1 380 parcs. Les dispositifs sont en mesure de produire 15,8 GW d’électricité verte.

La filière énergie éolienne génère 18 000 emplois directs et indirects. Ainsi, elle constitue le premier employeur dans l’industrie des énergies renouvelables. Le secteur présente un bel avenir devant lui, ce qui n’est pas le cas de la filière énergie solaire. Cette dernière n’est plus à même d’atteindre les objectifs fixés par le ministère de la Transition écologique.

Un objectif de 40 GW pour les horizons 2028

Le gouvernement prévoit une production de 24,7 GW pour 2023. Cet objectif augmentera de 40 GW en 2028. La liste des 21 projets révélés par le ministre de la transition écologique en juin 201 renforce ces programmes ambitieux. Rappelons que ces plans ont été le résultat d’un appel d’offres lancé en 2017. Le projet propose la mise en place de 150 nouvelles éoliennes terrestres qui approvisionneront 268 000 foyers.

Cependant, ces ambitions ne pourront être atteintes qu’après l’augmentation des parcs éoliens, terrestres ou en mer. Ces derniers produiront entre 4,7 à 5,5 GW de puissance en 2028. Notons que la France possède déjà le 2e plus grand gisement européen d’éoliennes offshore grâce aux 3 500 km de côtes. Cependant, le pays ne dispose pas encore de parc éolien dans les eaux territoriales, si ce n’est celui de Saint-Nazaire qui sera raccordé en 2022.

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La France convoite la 4e place sur le classement européen

La fixation de ces objectifs permet à la France d’espérer une remontée en puissance dans le classement européen sur la capacité de production d’énergie éolienne. Au regard de ces ambitions, Wind Europe prévoit la 4e place avec 24,7 GW de puissance produite. Le pays passe en tête devant l’Italie qui cumule 15 GW, la Suède produisant 14,9 GW, la Turquie avec 11,6 GW ainsi que les Pays-Bas et ses 10,5 GW.

L’Allemagne conservera sa première place, car le pays ambitionne également de produire 14 GW supplémentaires en 2023. Ce qui signifie que sa capacité de production totale s’élèvera à 71,6 GW. En seconde place se trouve l’Espagne qui génère en tout 32,2 GW et ne prévoit qu’une production supplémentaire de 8,7 GW en 2023. Le Royaume-Uni arrache la 3e place grâce à un approvisionnement de 29,4 GW en tout et une production supplémentaire de 8,4 GW en 2023.

Le potentiel français en matière d’énergie éolienne

Les parcs éoliens rattachés au réseau électrique sont parvenus à atteindre 47,7 % de la capacité totale des ER (Énergie renouvelable) en septembre 2019. Cette production arrive à un moment très opportun pour compenser l’affaiblissement de la production hydraulique de 12,7 %. Ce phénomène résulte d’une faible pluviométrie.

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Il faut rappeler que l’énergie renouvelable occupe 21 % de la consommation électrique totale du pays en 2019. Ce taux montre une légère baisse par rapport à 2018. Néanmoins, le projet éolien offshore de Saint-Nazaire servira de levier de décollage de la production d’électricité avec ces ressources renouvelables.