Fermeture définitive des centrales à charbon ?

La semaine passée, un pacte de transition énergétique a été conclu pour la centrale à charbon située au Havre. EDF a indiqué que cette centrale à charbon sera définitivement fermée cette année. Est-ce donc la fin des centrales à charbon ? Est-ce réellement nécessaire ? Découvrez quelques éléments de réponses dans les lignes qui suivent.

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Fermeture de la centrale à charbon havraise

En vertu des engagements pris par le gouvernement, la signature du pacte territorial de transition écologique et industrielle a été officialisée. Il inclut entre autres la fermeture de la centrale à charbon implantée au Havre.

Le 13 janvier dernier, EDF a communiqué la date officielle à laquelle la centrale du Havre sera fermée: le 1er avril 2021. Voici donc une étape de franchie vers la suppression totale des centrales à charbon.

Cette promesse a été faite par la secrétaire d’État, Emmanuelle Wargon, à l’égard de la ministre de la Transition écologique et solidaire.

Comment maintenir les activités sur les sites ?

Ces fermetures ne seront pas sans conséquence, surtout pour ce qui est des activités des sites. Pour contrebalancer cela, certaines mesures devraient être prises, en particulier par rapport au Grand Ouest. Parmi les solutions, la mise en marche de la centrale au gaz de Landivisiau au sein du département du Finistère et de l’EPR de Flamanville dans le département de la Manche a été suggérée.

De même, pour que l’activité continue sur les sites du Havre, plusieurs projets sont envisagés, dont la mise en place d’un parc éolien offshore, d’un réseau de chaleur ou d’un centre de destruction et de recyclages des véhicules usagés. Cependant, les syndicats ont certaines appréhensions concernant les reconversions de ces usines à charbon et ils l’ont fait comprendre à la secrétaire d’État, de passage pour visiter les sites.

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Pour le site de Cordemais, qui se trouve entre Saint-Nazaire et Nantes, un projet de maintenance de l’activité nommé « Éco-combust » est en cours d’élaboration. Le but est de combiner 4 % du charbon actuellement exploité, avec la biomasse provenant de déchets forestiers ou agricoles produits localement. En ce moment, des études de faisabilité sont entreprises.

Bref, après la fermeture de douze centrales à charbon dans l’hexagone, l’apport du charbon en matière de production d’électricité du pays est d’à peine 2 %. À ce jour en France, plus que quatre centrales sont encore actives. Celles-ci devraient aussi fermer leurs portes d’ici 2022 ou 2023. Conclusion, par rapport aux problèmes d’émissions générées par les centrales thermiques, l’Hexagone présente plutôt de bons résultats.

Fermeture des centrales à charbon : est-ce judicieux ?

Au niveau mondial, 40 % de l’électricité utilisée est issue des centrales à charbon. En Pologne, ce pourcentage est de 90 %. Pour ce pays, les répercussions de cette utilisation du charbon sont catastrophiques. Et pour cause, chaque année, 50 000 décès sont étroitement liés à l’usage du charbon, sur 38 millions d’habitants. Il est clair que le choix de fermer les centrales à charbon est tout à fait pertinent.

L’Hexagone a pris la décision de supprimer en premier les centrales à charbon, tandis que l’Allemagne a préféré abandonner le nucléaire. Qui a fait le meilleur choix ? Il s’agit d’un débat interminable. Mais il faut savoir que les deux pays ont pour objectif ultime de diminuer, et de renoncer irrémédiablement à ces deux options. Et ce, en faveur des énergies renouvelables.

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Mais pour y arriver, des investissements colossaux seront à réaliser et la consommation d’électricité devra être réduite. Entre-temps, certains pays continuent à se servir de leurs richesses pétrolières et minières locales. Ce qui est par exemple le cas en Asie et aux États-Unis. L’alternative pour la France serait peut-être d’obtenir des accords internationaux, qui permettraient à la population de bénéficier d’un air propre, d’accéder à une énergie salubre tout en protégeant le climat.