Interdiction des terrasses chauffées, une décision est en cours

Certaines municipalités telles que la ville de Rennes prennent position en faveur de l’interdiction des terrasses chauffées chez elle. Cette décision serait motivée par des raisons d’ordre esthétique et écologique. Elle pourrait même devenir le thème le plus débattu pour les prochaines élections municipales.

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Les raisons de la revendication de suppression des terrasses chauffées

En déposant sa requête, la municipalité de Rennes a avancé plusieurs raisons dont voici les principales.

L’accumulation des fumées des cigarettes dans les terrasses couvertes et chauffées

Il y a quelques années, l’interdiction de fumer en public notamment dans les bars et restaurants, a chassé les fumeurs vers les terrasses chauffées et couvertes. Ce que la municipalité de Rennes ne veut plus accepter en décidant d’interdire les terrasses chauffées à partir du 1er janvier 2020.

La demande est donc motivée en premier lieu par des raisons sanitaires. Nathalie Appéré, le maire de la capitale bretonne explique que les fumées des cigarettes s’y accumulent. Cela est observé malgré le fait que ces terrasses soient conformes aux exigences de la loi Evin concernant la consommation du tabac.

Il est à rappeler que cette interdiction avait déjà été prise en France en 2011 avant d’être abrogée.

Des émissions de CO2 tout au long de la journée

Après les raisons d’ordre sanitaire, la municipalité de Rennes explique que sa demande est aussi motivée par des intérêts écologiques. Le dispositif de chauffage de ces terrasses, rejette en effet, une quantité importante de dioxyde de carbone tout au long de la journée. Le chauffage d’appoint durant huit heures rejetterait une quantité de CO2 équivalente à celle émise par une voiture roulant sur près de 350 km.

Cette raison a d’ailleurs été avancée également par de nombreuses associations écologiques à Vannes et Dinard lors de leur demande de suppression des chauffages d’appoint des barnums hivernaux.

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Un souci esthétique

Les terrasses extérieures sont accusées de faire de l’ombre au patrimoine de la ville si à leurs débuts, elles étaient censées le révéler. Concernant cet argument, la municipalité rennaise octroie quand même un délai assez long se terminant en 2022 pour l’installation d’équipements plus esthétiques.

Il semble toutefois que la raison de nature écologique prime sur celle esthétique. La lutte contre le réchauffement climatique est en effet, au cœur même des préoccupations des Rennais.

La décision de la municipalité de Paris concernant les terrasses chauffées

A Paris, le débat sur l’interdiction des terrasses chauffées, est en cours. Il pourrait même être au centre des prochaines élections municipales, et ce, notamment dans ce contexte de la prise de conscience écologique par un grand nombre de Français.

L’environnement est en effet, au centre des préoccupations majeures d’au moins un Français sur trois. La suppression de ces terrasses chauffées considérées comme une source potentielle de pollution de l’environnement, pourrait les intéresser. Elle ferait sûrement partie des thèmes verts urbains de cette année.

À Paris comme à Rennes, les terrasses chauffées ont fait leur apparition suite à la promulgation du décret interdisant la consommation de cigarettes en public. La loi impose d’ailleurs aussi que le chauffage de ces terrasses, ne doive pas émettre de gaz polluants. Cela n’a pourtant pas suffi pour que la mairie gagne lorsqu’elle a demandé en 2011, à ce que les chauffages à gaz de ces terrasses soient remplacés par des chauffages électriques.

Actuellement, près de 20 % du chiffre d’affaires des bars et restaurants sont constitués par ce que les fumeurs amateurs de ces terrasses chauffées et couvertes, y injectent. Il n’est donc pas certain que l’un des candidats à la mairie de Paris ose s’aventurer à les remettre en cause.

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Il faut cependant noter que le syndicat des cafetiers est favorable à la suppression de ces terrasses chauffées dans Paris.