La grève des transports publics propice au développement du covoiturage

À cause des grèves en alternances dans le secteur du transport public, les usagers ont fini par se tourner vers une solution plus pratique et plus économique : le covoiturage. La filière s’est améliorée au fil du temps et s’est transformée en un marché en plein essor. Voici ce qu’il faut comprendre de ce nouveau secteur.

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Les nouvelles formules de covoiturages

Dans le secteur des transports, la grève en continu a laissé place au covoiturage. Le développement de ce secteur a tiré l’entreprise Blablacar de l’ombre. Elle compte aujourd’hui plus de 80 millions de membres à travers 22 pays. Le leader mondial du covoiturage occupe 95 % de la part du marché en France, d’après le spécialiste de l’économie du numérique et des plateformes collaboratives Mehdi Farajallah. L’entreprise couvre les trajets domicile-travail.

Au cours de la grève de la RATP, Île-de-France Mobilité a multiplié les partenariats avec 5 plateformes de covoiturage gratuit. La région propose 2 à 4 euros par trajet domicile-travail avec une limite de 2 trajets par jour. Cette mesure est essentielle pour instaurer un climat de confiance entre les entreprises, qui étaient jusque-là libres de fixer leurs tarifs, et les clients.

Réduction du prix

Pour le chauffeur, il semble plus rassurant de fixer un tarif compétitif pour 3 passagers que d’être incertain de remplir sa voiture. C’est également l’une des raisons qui motivent un prix relativement bas. De plus, un coût accessible rehausse les chances de remplir correctement le véhicule et donc de compenser la perte de bénéfices, continue l’économiste.

Évidemment, la réduction du prix constitue une excellente nouvelle pour les passagers toujours friands de covoiturage. En ce qui concerne les entreprises, elles tirent une petite part de commission grâce à leur mise en relation entre les passagers et les chauffeurs. Pour conforter leur chiffre d’affaires, les entreprises de covoiturage varient les formules. Elles intègrent des services d’assurance à destination des jeunes conducteurs. À l’heure actuelle, le modèle économique du secteur atteint son apogée.

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Un nouveau concurrent dans le marché du transport

Cet essor du secteur du covoiturage constitue une opportunité pour les transports traditionnels de faire preuve d’innovation. De nouvelles mesures et bonifications ne peuvent être que bénéfiques pour les consommateurs localisés dans les « zones blanches » des transports publics. D’ailleurs, la présence d’habitations en zones isolées constitue une aubaine pour démontrer la flexibilité des voitures, ce qui n’est pas le cas des trains.

Mode de paiement du covoiturage

Les sociétés de covoiturage rivalisent d’inventivité pour présenter des services variés. Les abonnements mensuels et les paiements au kilomètre composent les principaux modes de versement des tarifs. Certains privilégiés profitent de la gratuité du transport grâce à la générosité des entreprises ou des collectivités locales.

Le secteur en développement reste flexible et ouvert à toutes les propositions en vue d’une amélioration de son fonctionnement. Évidemment, le covoiturage n’est pas à l’abri des critiques et des problématiques en tout genre. La discrimination entre les plateformes représente le problème sur lequel il faut en ce moment s’attarder.

Les avantages écologiques du covoiturage

En matière d’écologie, le covoiturage est très avantageux. Le fait de glisser plusieurs passagers à la fois dans un même véhicule limite le nombre de voitures en circulation. Moins de véhicules signifient moins de pollution et moins d’émission de CO2. Cependant, les moyens de transport en service ne sont pas pour autant moins pollueurs.

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Un tel acte s’apparente à une nouvelle forme d’épargne, car les frais de transport et le partage du coût entre les passagers réduisent le tarif final. Il est cependant nécessaire de souligner que cette pratique est encadrée par des lois qui imposent un seuil de bénéfice pour les conducteurs.