La voiture électrique pollue bien plus que vous ne le pensiez

Les voitures électriques semblent glisser sans laisser aucune empreinte écologique sur l’asphalte. Promises être plus écologiques que les voitures traditionnelles, celles électriques ne tiennent en vérité pas leurs promesses. Le point sur la pollution générée par les voitures électriques, et ce, de la fabrication de ses batteries à la production de l’électricité même.

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Une fabrication particulièrement énergivore

Avant de rouler sur le bitume, la voiture électrique semble avoir déjà quelques problèmes de vertus vis-à-vis de l’environnement. La fabrication de ses batteries soulève effectivement quelques problèmes d’ordre écologique, en comparaison avec la fabrication des véhicules thermiques.

Ces batteries contiennent en effet, dans la plupart des cas, des métaux rares tels que du graphite, du cobalt, du lithium, du néodyme, etc. ces derniers proviennent généralement de la Chine, des pays africains sous-développés ou en voie de développement. L’extraction ainsi que le raffinage desdits matériaux requièrent beaucoup d’eau et de substances chimiques. La pollution découlant de la construction de ces voitures, est ainsi observée premièrement dans ces pays.

L’assemblage de ces batteries nécessite également une quantité importante d’énergie. La préparation de ces matériaux se fait généralement dans des fours chauffés à une température avoisinant normalement les 400°C.

Au niveau de la fabrication seule, la voiture électrique consomme déjà beaucoup plus d’énergie qu’une voiture thermique traditionnelle. Il semble cependant que les fabricants travaillent sur des matériaux plus propres censés réduire cette consommation énergétique et pollution excessives. Le recyclage est aussi mis à l’ordre du jour pour éviter de polluer plus que nécessaire.

La propreté de l’électricité de fonctionnement, pointée du doigt

La voiture électrique ne nécessite aucun carburant pour rouler. Il lui faut juste une petite prise pour se brancher à une borne de rechargement pour pouvoir fonctionner. Opter pour une voiture électrique permet d’oublier les énergies fossiles dont la combustion rejette une quantité non négligeable de gaz à effet de serre dans l’environnement.

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Aucune molécule d’oxydes d’azote ni de composés organiques n’est générée par une voiture électrique. La pollution locale est ainsi fortement réduite… elle est cependant reportée ailleurs notamment au niveau des sites de production de l’électricité de fonctionnement.

Si l’électricité utilisée ne pollue pas les sites d’utilisation, sa production peut l’être. Dans les pays comme la Norvège qui produisent de l’électricité grâce à des barrages électriques, l’utilisation de tels véhicules est parfaite. Mais dans un autre pays comme la Chine ou les pays d’Afrique, etc., une voiture électrique suscite l’effarement en considération de l’énergie primaire utilisée pour la production de l’électricité.

Le mix énergétique produisant l’électricité utilisée par la voiture est donc à considérer pour déterminer la propreté dudit véhicule vis-à-vis de l’environnement. Il est à rappeler qu’en France, l’électricité est à 77 % issue du nucléaire avec un taux de rejet de 22 g de CO2 par kWh produit. L’électricité des voitures électriques émet donc moins de carbone en comparaison avec celles d’autres pays.

La voiture électrique pollue… malgré tout

Les voitures électriques ne possèdent certes, pas de pot d’échappement, mais elles restent quand même une voiture. Lorsqu’elles roulent, ces dernières rejettent des fines particules provenant de l’abrasion des pneus, des plaquettes de freins, etc.

Ces particules aussi fines qu’elles peuvent être, présentent des risques considérables pour la santé. Elles sont en effet, constituées de carbone, de métaux lourds toxiques, etc. Selon une étude menée par Airparif, ces faits seraient en cause dans la libération de près de 15 000 tonnes de PM10 en 2016.

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La voiture électrique n’est au final, pas aussi verte qu’elle ne le laisse penser. Il ne peut pas être affirmé que certitude que la voiture électrique est bien plus propre que les véhicules thermiques en considérant son cycle de vie à partir de l’extraction même des métaux utilisés pour sa fabrication.