Lancement officiel de l’association France Logistique

À l’issue de la concertation des autorités publiques et des acteurs œuvrant dans la filière de la logistique, le lancement de la plateforme associative France Logistique a été réalisé la semaine passée sous l’égide de Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’État aux transports.

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Sous la présidence d’Anne-Marie Idrac, cette nouvelle organisation se fixe comme principal objectif de renforcer la compétitivité de la branche logistique dans l’hexagone, mais également de contribuer à la transition énergétique. Les détails.

Création enfin achevée d’une plateforme consacrée à la logistique en France

Le compte-rendu « Hémar-Daher » sur la compétitivité logistique française prônait la mise en place d’une plateforme consacrée à la branche. Transmis au Premier ministre Édouard Philippe le 16 septembre 2019, ce rapport a obtenu gain de cause, puisque la plateforme France Logistique a pu être lancée le 8 janvier 2019, lors du premier conseil d’administration.

Dans la pratique, cette plateforme associative a pour ambition de réunir tous les acteurs du segment logistique reliés aux autorités publiques, afin d’avoir une perspective unique et de proposer des solutions efficaces et concrètes. Celle-ci aura donc comme présidente Anne-Marie Idrac, ancienne présidente de la SNCF et la RATP et ex-ministre.

À l’heure actuelle, l’Hexagone est inscrit à la 15ème position du classement « Logistics Performance Index 2018 » de la Banque Mondiale, après la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Avec cette plateforme, le but est de faire remonter la France parmi les 10 premiers de la liste.

Les principaux champs d’intervention de l’association

Dans le cadre de la création de cette plateforme, la présidente de l’association précise que cinq principaux champs d’action sont délimités. En premier lieu, la compétitivité sera mise en avant, en matière d’image, de fidélisation et vis-à-vis des concurrents. Ce, notamment grâce au perfectionnement des vérifications et des procédures aux frontières, mais aussi à travers une meilleure fiscalité.

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Dans un second temps, l’association veut prendre activement part à la transition énergétique de la filière transport et logistique, en conformité avec les actions publiques. Dans ce contexte, Anne-Marie Idrac indique que l’association compte par exemple moins artificialiser l’empreinte sur les sols ou encore être plus opérante dans la production d’énergie solaire. Elle souhaite en outre aider les flottes de transporteurs à se tourner vers des motorisations décarbonées et à définir un écolabel logistique pour valoriser les chaînes logistiques qui émettent le moins de gaz à effet de serre.

Troisièmement, l’association France Logistique entamera des opérations en vue de l’amélioration de l’image de la filière pour favoriser la progression des métiers de la logistique, ainsi que des différentes compétences nécessaires dans l’exercice de ces métiers. À l’horizon 2021, une vraie GPEC, ou gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences, sera instaurée.

Par ailleurs, de nouveaux moyens d’organisation seront mis en vigueur pour la logistique urbaine. Cet objectif requiert une bonne synchronisation entre le public et le privé afin d’accorder le développement durable à la livraison opérationnelle. Et tout ceci, au sein d’un cadre citadin. Pour finir, l’association projette de participer au programme logistique du territoire. Pour cela, des plans d’organisation territoriaux seront déterminés.

Une plateforme de communication pour le public et le privé

Afin d’atteindre tous ces objectifs, France Logistique fonctionnera prioritairement comme une plateforme de relation entre les institutions gouvernementales et la filière logistique. Bénéficiant du financement de ses adhérents, l’association sera basée sur une assemblée scientifique spécialisée dans la branche.

Elle regroupera des organismes et des communautés professionnelles, des représentants de la clientèle industrielle et des sociétés travaillant dans le domaine de la logistique et du transport. Ces entreprises membres seront, d’après les déclarations d’Anne-Marie Idrac, de tailles distinctes. D’autre part, six d’entre elles devraient faire partie du conseil d’administration. Le plus important est avant tout d’établir un dialogue avec les autorités publiques, via un Comex ou comité exécutif logistique.

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Pour ce Comex, les enjeux sont multiples. Dans un premier temps, des dispositions bien concrètes seront adoptées. Puis à moyen et à long terme, le but sera d’avoir une vision globalisée sur trois points majeurs : les compétences, le numérique et la transition écologique.