Le renouvellement des vieux chauffages au bois indispensable dans la lutte contre la pollution aux particules fines

Sur les agglomérations grenobloises et lyonnaises, les suites de pollutions monopolisent les médias et créent la panique. Ce phénomène résulte des habitudes de consommations : le mode de transport, l’industrie et notamment le chauffage. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, le chauffage individuel au bois est responsable de 51 % des émissions annuelles de particules fines. Pour cette raison, renouveler le parc de chauffage individuel au bois est capital. La dépollution de l’air ne peut cependant se faire sans effort concret de la part du gouvernement et des particuliers.

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Le chauffage au bois, cause principale des émissions de particules

Les particuliers sont pointés du doigt comme étant les principaux responsables de la pollution aux particules. En effet, 51 % des émissions annuelles de particules inférieures à 10 microns et 66 % des émissions de particules inférieures à 2,5 microns proviennent des systèmes de chauffage individuel. Ce phénomène se concentre plus précisément en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le bois constitue une source d’énergie propre et neutre en carbone, car les arbres abattus et brûlés sont ensuite replantés et piègent le carbone de l’atmosphère au cours de leur vie. Cependant, le problème se trouve du côté des équipements vétustes qui chauffent à une température de combustion trop faible. D’après Atmo à Auvergne-Rhône-Alpes au cours de son inventaire en 2017, 75 % des particules fines à moins de 10 microns proviennent des anciens modèles de cheminées et des poêles à bois individuelles.

Les installations récentes sont plus propres

Les installations plus récentes ne provoquent que 11 % d’émissions, selon Atmo. Les équipements collectifs et industriels récents sont contraints à une faible émission à cause des Valeurs Limites d’Émissions ou VLE. Cette réglementation stricte sur le taux de pollution des installations de chauffage est renforcée de manière régulière. Sa mise en place a ainsi entraîné une faible propagation, de seulement 1 %, des particules liées en France au bois énergie. Cependant, ce constat concerne uniquement le chauffage urbain et la combustion dans le tertiaire.

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Une subvention d’aide au renouvellement des vieux chauffages

Afin de lutter contre cette diffusion massive de particules fines, le gouvernement a instauré de nouvelles mesures d’incitation. Il s’est lancé dans la promotion de nouveaux équipements individuels utilisant le bois. Des subventions d’aides ont ainsi été mises en place, en l’occurrence : le Fonds Air de l’Ademe. Cette aide locale propose une enveloppe de 400 à 2 000 euros. Les particuliers pourront percevoir la prime à condition d’avoir une source de revenus. L’aide s’adresse essentiellement aux propriétaires de modèles de cheminées ouvertes et de chauffages au bois antérieurs à 2002. La somme finance l’achat ou la restauration d’appareils certifiés Label Flamme Verte 7 étoiles.

Les bonnes pratiques pour un chauffage propre

Outre le renouvellement des équipements, de bonnes pratiques existent pour réduire l’expansion de particules fines dans l’atmosphère. La première astuce est de bien choisir le bois de chauffage. Privilégiez un matériau de haute qualité exempt d’écorce et à 20 % d’humidité. En d’autres termes, choisissez un bois ayant subi 18 à 24 mois de séchage. Les professionnels proposent souvent ce genre de matériau, et il n’occupe que 35 % du volume du bois carbonisé.

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En matière d’allumage, quelques bonnes méthodes s’imposent. Sachez que l’allumage par le haut est 6 fois moins polluant que l’allumage par le bas ou allumage à l’ancienne et donc 6 fois plus performant. Le petit bois consumé accroît préalablement la température du foyer avant de brûler les bûches proprement dites. Le phénomène élève ainsi le rendement du système tout en limitant les émissions de particules fines.