L’engouement français pour les placements durables explose

Le marché des fonds durables français connaît à l’heure actuelle un essor considérable. La demande des épargnants se situe à 278 milliards d’euros. L’offre suit cette trajectoire et s’accroît de + 50 %, dont 704 fonds ouverts aux particuliers. Ce sont les fonds thématique et environnement qui gagnent le plus de terrain.

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Les Français s’orientent vers le placement durable

Le marché de la finance durable en France est en pleine croissance. Les particuliers éprouvent une réelle attraction pour ce genre d’investissement. Le nombre de fonds durables a grimpé de 488 à fin décembre 2018 à 704 à fin décembre 2019, d’après le rapport de l’indicateur Novethic dévoilé le mardi 11 février 2020. Afin de répondre à la demande croissante, l’offre a doublé en seulement un an. En fin d’année 2019, les particuliers ont investi 278 milliards d’euros dans des fonds qui remplissent les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). L’année précédente, le placement investi n’était que de 149 milliards d’euros.

L’investissement représente 7 % des encours globaux placés sous le régime des sociétés de gestion d’actifs en France. Ce pourcentage se traduit par une somme de 4 000 milliards d’euros. L’engouement pour les placements durables a élevé leur performance financière de +28 %. Celle-ci dépasse celle du CAC 40 (plus 26 %). La performance moyenne de toutes les classes d’actifs se situe à + 22 %.

Attraction pour les fonds environnement et thématique

La performance de + 27 % représente un quart du marché des fonds durables. Elle se traduit par 183 fonds pour une collecte de 64 milliards d’euros. Les investisseurs privilégient les fonds thématiques en raison de leur simplicité et leur facilité de compréhension. En effet, leur principe consiste à s’associer avec des entreprises spécialisées dans une thématique sociale ou environnementale comme l’eau, l’énergie durable ou l’éducation. Les fonds environnement connaissent un développement considérable par leur encours, leur performance (plus de 29 % pour 94 fonds) et leur nombre. Viennent ensuite les fonds à thématique sociale avec un encours de 9,4 milliards d’euros et une performance de l’ordre de + 22 %.

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Un engouement pour les 2 labels étatiques ISR et Greenfin

ISR se définit comme un label de certification de la manière dont les entreprises de gestion filtrent les projets en fonction des critères ESG. En 2019, la certification a été attribuée à 117 fonds pour 128 milliards d’euros d’encours. Il faut souligner que son attribution constitue un gage de la qualité des démarches de gestions de fonds. Toutefois, le label ne prend pas en compte le poids des énergies fossiles.

Il existe également le label Greenfin. Il confirme le caractère « vert » des fonds d’investissement. La certification exclut de son champ d’action les investissements dans le secteur nucléaire et les énergies fossiles. En seulement une année, les fonds certifiés Greenfin ont quadruplé. Ils sont parvenus à 6 milliards d’euros pour 18 fonds vers la fin 2019.

Les fonds indiciels ESG

Les sociétés de gestion ont décidé de passer leur gestion au filtre de l’ESG. Cette initiative a engendré l’apparition des fonds indiciels ESG en 2019. Durant la fin d’année, 9 sociétés de gestion ont occupé le marché de la gestion indicielle ESG et ISR. L’enquête de Novethic a enregistré 41 fonds indiciels avec 11 milliards d’euros d’encours.

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Pour créer un indice ESG, les sociétés disposent d’une alternative entre 2 grandes approches : l’approche « Best in class » et l’approche « Best in universe ». La première démarche se résume à la sélection des meilleurs titres suivant les critères ESG. La seconde méthode consiste à construire des indices thématiques. L’approche Best in class occupe la majeure partie des fonds indiciels de France.