L’hydrogène, nouveau chouchou des industriels français

Le Gouvernement veut miser sur l’hydrogène comme nouvelle source énergétique en France pour les prochaines décennies. Ainsi, un nouvel appel d’offres est lancé, alors que se déroule également le Conseil de l’Hydrogène qui a été une occasion de mettre en avant ce nouvel espoir de l’énergie.

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Un nouvel Appel à Manifestation d’Intérêt

Ce sont le ministre de la Transition écologique et Solidaire, Elisabeth Borne, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et l’Innovation, Frédérique Vidal, le PDG de l’ADEME, Arnaud Leroy et le Ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Lemaire qui ont annoncé l’ouverture de cet AMI. Baptisée « Aide à l’émergence de la mobilité hydrogène dans le secteur ferroviaire », cette subvention aura comme objectif d’inciter les industriels français à investir dans des appareils fonctionnant à l’hydrogène. Les premiers pas dans ce sens ont déjà été faits puisque la SNCF et Alstom ont déjà établi une collaboration avec de nombreuses régions pour l’utilisation des premières rames à hydrogène.

L’État voit déjà l’hydrogène comme étant un complément de l’électrique. À la clé de cet appel d’offres, une enveloppe de 22 millions d’euros qui sera allouée aux projets les plus ambitieux. Cet Appel à manifestation d’intérêt s’adresse notamment aux différents acteurs du secteur industriel, notamment l’industrie ferroviaire. Le but est de déployer le maximum de trains fonctionnant à l’aide de batteries et d’hydrogène. Rappelons que la date limite de soumission de dossier est le 30 mars prochain.

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 Un prolongement du plan national de 2018

Il ne s’agit pas du premier appel du gouvernement dans ce sens. L’ADEME a déjà lancé, en octobre 2018, un appel à projet intitulé « Eco système de mobilité hydrogène». A l’issu de cette initiative, 20 lauréats ont été sélectionnés et qui ont profité d’un financement de 80 millions d’euros. Ce plan national s’est fixé des objectifs ambitieux quant à l’évolution de l’hydrogène dans le monde du transport dans les années à venir. Parmi les principaux objectifs : décarboner 10 % de l’hydrogène industriel d’ici 2023 soit environ 100 000 tonnes par an et 20 à 40 % d’ici 2028. L’État envisage également un grand boom de l’hydrogène pour les véhicules et prévoit ainsi au moins 5 000 utilitaires légers, 200 véhicules lourds et au moins 100 stations de recharge horizon 2023.

Une source d’énergie qui séduit

Les efforts du gouvernement pour donner un coup de pouce à l’hydrogène semblent porter leurs fruits puisque les industriels sont de plus en plus nombreux à se pencher sur la question. Les initiatives ne cessent d’augmenter sur tout le territoire français. La ville de Pau, par exemple, a inauguré, en décembre 2019, son bus fonctionnant à l’hydrogène. De plus, cet engouement ne va cesser d’augmenter avec la baisse des prix. En effet, les professionnels prévoient une baisse de 50 % des prix de l’hydrogène, grâce aux différentes avancées en termes de production et de distribution.

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Le Conseil de l’Hydrogène

Pour appuyer le succès grandissant de l’hydrogène, le Conseil de l’Hydrogène s’est tenu le 20 janvier dernier à Versailles. De nombreuses entreprises de renommée mondiale sont convaincues par la validité de la filière hydrogène et décident de partager cette même mission : déployer à l’échelle mondiale les différentes solutions. Pour preuve, le Conseil de l’Hydrogène a accueilli cette année 22 nouveaux membres dont Michelin, Crédit Agricole, BNP Paribas, Saudi Aramco, Sinocat, Nikola Motor, Woodsite Energy, Siemens et bien d’autres encore. Rappelons que l’année dernière, le Conseil a organisé plusieurs rencontres ministérielles concernant l’énergie et l’hydrogène. Il a même pu signer plusieurs contrats de collaboration avec des institutions internationales telles que la Banque Européenne d’Investissement et l’IEA.