Possibilité pour la France de recevoir la première usine de production de piles à combustible de forte puissance

L’hydrogène constitue la meilleure solution à ce jour pour remplacer les énergies fossiles sources de pollution. Conscient de son impact, l’entreprise HDF souhaite exploiter cette ressource pour parvenir à l’objectif de neutralité carbone.

Pub

Développement du secteur de l’hydrogène

Quelques années avant, le secteur de l’hydrogène-énergie stagnait encore. Aujourd’hui, le domaine connait un véritable envol et commence à capter l’attention de nouveaux investisseurs. À l’heure actuelle, les grands groupes français (à l’instar de MPhy, EDF ou Air Liquide) se sont essayés sur le marché de l’hydrogène. Cet engouement s’explique notamment par le fait que les investisseurs sont persuadés du potentiel du secteur, dans le cadre de la transition énergétique.

Le dernier acteur à miser sur cette technologie est une petite société basée à Bordeaux, Hydrogène de France ou HDF. En décembre, l’entreprise a manifesté sa volonté de mettre en place la première usine de fabrication de piles à combustible de forte puissance. Si elle y arrive, ce sera le tout premier projet mondial. Ce programme pourrait placer la France sous le feu des projecteurs dans le secteur de l’hydrogène.

Utiliser l’hydrogène pour compenser l’intermittence des ressources renouvelables

La société girondine est persuadée que l’hydrogène constitue une ressource qui pourra compenser les énergies renouvelables. À travers son grand projet, l’entreprise souhaite exploiter cette ressource dans le but de stocker une bonne quantité d’électricité et de faciliter la transition énergétique vers l’objectif de neutralité carbone. Dans cette optique, HDF veut installer des centrales Renewstable en guise de point de stockage d’électricité à grande échelle. Le dispositif présentera une capacité de 1 MW et permettra la réception du surplus de production en provenance des installations renouvelables (les énergies éoliennes et solaires). Les ressources seront conservées sous forme d’hydrogène.

Ce projet permettra également aux gestionnaires de réseau électrique de profiter d’une réserve d’énergie propre et mobilisable en cas de pic de consommation. Aujourd’hui, la première centrale Renewstable est en début de construction en Guyane. Le chantier durera 2 ans et sera opérationnel d’ici 2022. Le projet est le fruit d’une collaboration avec le fonds infrastructure français Meridiam. Cette installation peut assurer le stockage massif des énergies renouvelables solaires issues de la Centrale Electrique de l’Ouest guyanais. De cette manière, il procurera une électricité stable et propre tous les jours à environ 10 000  foyers.

Pub

Automatiser la production de piles à hydrogène

Pour atteindre son objectif, l’entreprise veut poursuivre son projet et augmenter sa capacité de stockage. Ainsi, elle projette de démocratiser les stockages d’électricité renouvelables par une industrialisation de la fabrication de piles à hydrogène. Le programme reposera sur l’usage de piles à combustible avec une puissance de plus d’1 MW de capacité. Selon HDF, ce projet peut réduire le coût de production et optimiser la fiabilité des piles à combustible. Pour mettre les chances de son côté, la société a obtenu l’appui de Ballard Power Systems, un fabricant de piles à combustibles canadien.

HDF a mentionné sa volonté de créer dans la métropole bordelaise la première usine au monde capable d’assembler les piles à combustible de forte puissance d’ici fin 2021. Cette centrale sera en mesure de produire chaque année environ 50 MW à partir de 2025.

Un partenariat au profit d’autres secteurs

En attendant, l’entreprise finalise encore ses démarches administratives auprès des autorités bordelaises. Si tout se passe comme prévu, les travaux de construction (qui s’étendront sur une superficie de 8 000 m: 4 000 pour la production et 4 000 pour le stockage) seront démarrés au début de 2021. Tout au long de son activité, l’usine produira plusieurs centaines de MW par an.

Pub

Pour les années à venir, HDF envisage d’étendre ses perspectives. Les piles à combustible seront utilisées dans les secteurs du transport maritime et du transport ferroviaire. L’objectif ultime est de réduire, voire supprimer les énergies fossiles polluantes.