Pourquoi opter pour un chauffe-eau thermodynamique ?

Il s’agit d’une technologie pouvant s’adapter aussi bien à un chauffe-eau alimenté par un système de chauffage qu’à une installation électrique ou fonctionnant au gaz. Nous verrons par la suite le fonctionnement de cette variante, quelques détails des aides étatiques y afférant, ainsi que ses avantages, et enfin son coût.

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Le mode de fonctionnement de ce type de chauffe-eau

Cette installation est avant tout destinée à chauffer l’eau sanitaire d’une habitation. Son principe est à peu près similaire à celui de la pompe à chaleur aérothermique.

Le chauffe-eau utilise en fait les calories dans l’air pour réaliser des économies d’énergie. Cet air réchauffe un liquide caloporteur qui circule dans le système équipant le ballon. Ainsi, en l’espace de huit heures, pour une capacité de 250 L, l’eau peut atteindre les 60 °C. Par ailleurs, il est déjà assez facile de chauffer l’eau à 50°C avec une température de l’air aux alentours des 20 °C.

En général, un chauffe-eau thermodynamique permet de réaliser des économies de l’ordre de 50 % par rapport aux versions alimentées par une chaudière. Cette économie est encore plus conséquente, avec un taux avoisinant les 70 %, pour le cas des chauffe –eau électrique et à gaz.

Un matériel performant susceptible d’être éligible aux aides financières

Aussi dénommés CET ou CETI, ces modèles affichent un rendement se situant entre 2 et 3. La prise d’air est le facteur principal influant sur cette valeur, appelée également Coefficient de Performance ou COP. Pour pouvoir prétendre au CITE ou Crédit d’Impôt Transition Énergétique, le rendement doit être supérieur à 2,3. Par ailleurs, les installations ont l’obligation de disposer de la norme EN 1647. En de termes simples, le COP indique le rapport entre la quantité de chaleur produite et la consommation électrique pour faire fonctionner le dispositif.

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Les points forts et points faibles du CET

Lister les avantages et les inconvénients de ce type d’installation permet d’apprécier sa vraie valeur.

Pourquoi investir dans ce système ?

  • Le premier avantage est donc l’économie d’énergie réalisée ;
  • Il faut aussi noter qu’il fait appel à une source d’énergie renouvelable, ce qui le rend plus écologique, notamment en n’émettant aucun gaz à effet de serre ;
  • Le volet financier n’est pas en reste, vu que le chauffe-eau thermodynamique est sujet aux aides, ainsi qu’ à une réduction d’impôt ;
  • Ce matériel est facile d’installation et peut couvrir les besoins d’un foyer de 6 personnes.

Les faiblesses de cette variante

  • L’installation d’un tel système repose sur des critères bien spécifiques. En effet, il faut que l’habitation dispose d’une pièce non chauffée d’au moins 20 m³ ou une pièce chauffée ne dépassant pas ce volume. Par ailleurs, la source d’air doit toujours s’effectuer de l’extérieur ;
  • Le chauffe-eau n’est pas complètement silencieux, ce qui peut provoquer une gêne durant la nuit s’il se trouve près d’une chambre ;
  • Même s’il est économique, sa consommation électrique n’est pas nulle ;
  • Pour les systèmes profitant des heures creuses, celui-ci pourrait être inadapté, vu que ses prises d’air se font durant les heures chaudes, soit dans la journée.

À quel tarif peut-on espérer trouver le dispositif ?

Sachez que les modèles varient en fonction du mode de prise d’air.

Avec les dispositifs s’alimentant de l’air intérieur, il est conseillé d’installer le chauffe-eau dans un local ne disposant d’aucune ventilation. Il est également plus judicieux d’isoler le lieu pour que l’air ne soit refroidisse durant l’hiver. Cette option est peu répandue et les prix des installations varient entre 1 400 € et 2 000 € ;

Un modèle utilisant l’air extérieur dispose de deux dérivés, plus précisément un chauffe-eau thermodynamique monobloc et une version split système. Dans le premier cas, l’approvisionnement en air se fait à l’extérieur et ses performances sont moindres. Pour le second, la pompe à chaleur est également située à l’extérieur et se trouve alors exposée aux intempéries. De quoi fragiliser le matériel. Ici, les coûts avoisinent 2 000 € à 2 200 €.

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La troisième version est certainement la plus pratique. Dénommée CET à air extrait, celle-ci met à profit la ventilation mécanique contrôlée. Ainsi, la température de l’eau de votre ballon est à peu près la même tout au long de l’année. Dans cette configuration, le rendement avoisine les 3. On peut aussi profiter des heures creuses. Par ailleurs, ce système peut s’adapter à une VMC simple flux ou double flux. Il suffit que le débit d’air soit assez suffisant. Il y a toutefois une gêne liée au bruit généré par l’installation. Mais au vu des performances, les prix sont tout à fait justifiés. Ils se trouvent sur une fourchette de 2 400 € à 3 500 €.