Projet de station de production d’hydrogène pour des voitures propres

La transition énergétique est au cœur des préoccupations de l’Hexagone. À ce sujet, depuis quelque temps, Dijon Métropole a procédé au lancement d’un projet de station de production et de distribution d’hydrogène. Ce, afin de ravitailler des véhicules, de façon à ce qu’ils se conforment aux critères relatifs aux « émissions zéro ». Plus de détails sur le sujet.

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Un projet signé Dijon Métropole

Tous les prétextes sont invoqués pour favoriser la transition écologique. Dans cette perspective, Dijon Métropole souhaite concrétiser un projet d’unité de production d’hydrogène, une énergie propre, qui pourrait permettre d’approvisionner des voitures utilitaires, des bennes à ordures domestiques, mais aussi des bus.

La future station de production et de distribution d’hydrogène de Dijon Métropole repose sur un concept plutôt simple, du moins sur le papier. Celle-ci exploitera la chaleur provenant du traitement des ordures ménagères pour générer de l’énergie.

Le responsable de l’ingénierie, Amaury Vaussanvin, indique que diverses pièces techniques seront mises en place. L’installation sera notamment équipée d’un électrolyseur, dont le rôle sera de changer l’électricité en hydrogène, sous l’action de l’eau locale. L’hydrogène ainsi obtenu pourra alors être emmagasiné, puis permettra d’alimenter les véhicules.

Selon Amaury Vaussanvin, l’hydrogène est une énergie propre, étant donné qu’elle ne diffuse aucun carbone. Contrairement aux énergies fossiles, à l’instar du gasoil et de l’essence, l’hydrogène n’engendre aucune émission, que ce soit du CO2 ou des particules fines.

Les avantages de se tourner vers la production d’hydrogène

D’après les informations recueillies auprès de Dijon Métropole, à compter de 2021, l’énergie produite grâce à l’électrolyse de l’eau permettra de ravitailler six véhicules utilitaires, huit bennes à déchets domestiques ainsi que des autobus.

Durant les premières périodes de mise en marche de la station, le dispositif permettra de bénéficier d’une production journalière de près de 500 kilos d’hydrogène. Pourtant, grâce à un kilo d’hydrogène, une auto peut rouler sur une distance de 100 km.

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Ainsi, la métropole dijonnaise pourra réaliser une économie de 1 750 tonnes de dioxyde de carbone. Cela équivaut à 700 allées et venues sur un parcours de plus de 5 000 km. Après une période d’expérimentation, les particuliers et les entreprises auront la possibilité d’accéder à la station de service d’hydrogène.

Les objectifs de Dijon en faveur du développement durable

C’est dans le cadre de son plan de développement durable que Dijon Métropole lance ce projet de construction de station de production et de distribution d’hydrogène. Le principal objectif est d’arriver à un niveau neutre de carbone.

Durant le mois de septembre 2019, les objectifs fixés visaient à diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 95 %, par rapport à l’année 2010. Le but est également de déployer les énergies renouvelables en vue de répondre à 70 % des besoins énergétiques d’ici 2050.

Au vu des nombreux efforts qu’elle a fournis au profit du développement durable, la ville de Dijon a décidé de poser sa candidature afin d’être élue « capitale verte européenne 2022 ». Son dossier a été sélectionné avec ceux d’un peu moins une vingtaine de villes, incluant entre autres Grenoble, Parme, Tallinn, Belgrade, Lyon, Budapest, Sofia, Turin, et bien d’autres encore.

À titre de rappel, les premiers bus roulant à l’hydrogène ont été mis en exploitation commerciale dans l’Hexagone. Ceci a été entrepris au mois de septembre 2019 en région Île-de-France, plus exactement entre Jouy-en-Josas et Versailles. D’autres régions se sont également tournées vers cette énergie propre, à savoir Pau et le Pas-de-Calais.

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De son côté, le groupe Transdev, qui se charge de l’exploitation de la ligne du Pas-de-Calais, œuvre lui aussi sur un projet visant à faire fonctionner cinq bus à l’hydrogène pour cette année, à Auxerre.