10 entreprises poursuivies en justice pour cause de pollution plastique

L’institut Earth Island et l’association Plastic Pollution Coalition ou PPC se sont mobilisés et ont annoncé leur attaque en justice contre 10 entreprises leaders sur le marché international. Elles mettent en cause et condamnent leur forte responsabilité dans la pollution mondiale due au plastique. Les reproches se basent sur leur production de millions de tonnes de packaging qui causent la perte des écosystèmes terrestres et marins.

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Les grandes firmes internationales sous les feux des projecteurs

Les principaux coupables réunissent les grandes firmes du secteur FMCG. En d’autres termes, ce sont des producteurs de produits de grande consommation :

  • The Coca-Cola Company
  • Nestlé USA inc.
  • Pepsico
  • Mars inc.
  • Philip Morris
  • Colgate Palmolive Company
  • Perfetti Van Melle
  • Unilever
  • Mondelez International
  • The Procter & Gamble Company

Les auteurs de l’attaque dénoncent le système intenable mis en place. En effet, Dianna Cohen, cofondatrice et CEO de PCC pense qu’un procès est indispensable pour avancer la démarche vers le zéro plastique à travers le monde. D’ailleurs, cet objectif compte parmi les nombreuses missions du PCC. L’association entend promouvoir la prise de conscience sur les effets néfastes du plastique sur le corps humain, les cours d’eau, l’environnement et les océans.

Une suite de procès à prévoir

Le procès commence à l’heure actuelle dans des états hors de France, plus précisément en Californie. Josh Floum, Président du Board, prévoit une « vague de procès dans le but de responsabiliser les industries plastiques ». Il martèle que les « marchands de plastique savent que nos capacités de recyclage ne pourront pas gérer leur production ». À ce titre, le recyclage ne constitue en aucune manière la solution durable si la courbe de production ne cesse de s’accroitre.

Le cabinet chargé de l’affaire met l’accent sur le caractère urgent de la situation. Il rappelle que le problème ne concerne pas que les futures générations, mais tout le monde. D’ailleurs, une étude récente matérialisée en un « Atlas du plastique » a établi qu’une personne en consomme en moyenne cinq grammes par semaine, soit l’équivalent d’une carte bleue.

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Prendre les devants face à l’inaction gouvernementale

Les associations s’indignent notamment de l’inaction de certains gouvernements face aux industriels qui s’enrichissent par la production de plastique. Sur le sol français, la législation a mis en place une politique de réduction du plastique relatif au conditionnement. En effet, les marchands doivent utiliser des emballages plus légers, plus faciles à trier et moins polluants. L’exécutif place la réduction à la source en priorité avant le réemploi, le recyclage, l’incinération ainsi que la mise en décharge.

Le gouvernement n’est pas l’unique acteur responsable à la lutte contre le plastique. À ses côtés se trouvent les entreprises de grande consommation. Ces firmes sont invitées à « écoconcevoir » leurs activités et leurs produits à travers l’instrument appelé la Responsabilité Elargie du Producteur ou REP. Cependant, ce programme manque d’agressivité et peine à les convaincre.

Les emballages taxés en fonction de leur poids

En 1992, l’État a proposé aux entreprises productrices de s’occuper de la gestion de leurs déchets d’emballages. Pourtant, le système a été un échec au regard de sa complexité. C’est là que l’organisme Citeo a fait son apparition. Né de la fusion en 2017 entre les sociétés Ecofolio et Eco-Emballages, il est agréé par l’État pour organiser et superviser le recyclage des emballages ménagers en France, avec la collaboration des municipalités.

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À l’heure actuelle, les entreprises de grande consommation versent une « écocontribution » à Citeo afin de financer la gestion de leurs déchets plastiques. La somme octroyée repose sur le poids des emballages et les matériaux utilisés. Toutefois, de récentes études de l’Ademe montrent une baisse des écocontributions consacrées au développement de l’écoconception.