2010-2019 : la décennie des fortes chaleurs

D’après le dernier rapport publié par l’ONU le 15 janvier dernier, 2010-2019 est officiellement la décennie la plus chaude de toute l’histoire. Malgré les nombreux congrès à ce sujet, le réchauffement climatique reste un sujet d’actualité brûlant. Et il faudra même s’attendre à une aggravation de la situation pour les années à venir.

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2019, année la plus chaude

Selon l’organisation mondiale de la météorologie, les plus fortes chaleurs ont été enregistrées au cours de la décennie 2010-2019. Toutefois, 2019 est la deuxième année la plus chaude de la décennie après 2016. Les conséquences de ce réchauffement se sont bien fait ressentir au cours de l’année dernière. Cette augmentation importante de la température est devenue propice aux phénomènes météorologiques extrêmes, en France, mais aussi un peu partout dans le monde. N’oublions pas, par exemple, l’Australie qui a connu ses plus hautes températures au cours de l’année dernière. Conséquence, d’énormes feux de brousse qui ont fait 22 morts, carbonisé 2 000 maisons, et dévasté un espace de 100 000 km² vers la fin de l’année. Rappelons que maîtriser l’incendie a demandé plus d’une semaine, preuve de l’ampleur des dégâts.

Outre l’Australie, 2019 n’a également pas épargné la France. Rappelons que la Métropole a connu deux périodes de canicule au cours de l’année dernière. Les plus fortes températures ont été enregistrées du 25 au 30 juin et du 21 au 26 juillet, mais, malgré les nombreuses mesures et sensibilisations, le nombre de victimes été considérable. Pour la France, elle n’a pas été la plus chaude. Elle se place à la troisième position des années les plus chaudes après 2014 et 2018, années durant lesquelles la canicule a fait de nombreuses victimes. Mais en ce qui est de l’Europe, 2019 se classe en première place des années les plus chaudes bien qu’on n’ait pas enregistré de phénomènes météorologiques extrêmes.

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Des océans toujours plus chauds

Il faut savoir que les océans retiennent 90 % de l’excès de chaleur. C’est un voyant qui montre l’étendue et les conséquences du réchauffement climatique. Pour 2019, le verdict est sans appel : le problème de réchauffement est encore loin d’être résorbé. Selon l’Académie américaine pour les océans et l’atmosphère (NoAA), des pics de chaleur ont été enregistrés au cours de l’année 2019. Mais cette hausse de température des océans n’est pas sans incidence sur la terre ferme. En effet, cela entraîne la fonte des glaciers en Antarctique et en Arctique. Résultat des comptes : une hausse record du niveau de la mer. Cela est favorable à la formation de phénomènes météorologiques de plus en plus impressionnants. Le recul des glaces a un impact important sur la vie de la population locale.

Cette hausse de la température n’est pas une nouveauté pour les experts. En effet, depuis 1980, les températures n’ont cessé d’augmenter au fur et à mesure que les années passent. 2019 s’est toutefois distingué par une hausse plus importante des températures. Une augmentation de 1,1 °C de plus que la moyenne a été enregistrée au cours de l’année dernière. Si la situation s’avère quelque peu inquiétante, cela n’ira pas en s’améliorant selon les prédictions. Il faudrait s’attendre à une hausse d’au moins 3 °C à 5 °C par rapport à la moyenne actuelle d’ici la fin de ce siècle.

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Il est indispensable de faire remarquer que de nombreux sommets se sont tenus et plusieurs accords et pactes ont été conclus pour traiter le réchauffement climatique. Ainsi, l’Accord de Paris en 2015 a eu pour objectif de limiter le réchauffement à 2 °C en 2100, et de nombreuses mesures ont été préconisées pour les différents acteurs, notamment les industriels, pour limiter les effets néfastes sur l’environnement. Toutefois, il faut encore s’attendre à une hausse qui peut aller jusqu’à 3 °C : les USA, premier pollueur de la planète, se sont retirés de l’Accord en 2019, et d’autres pays grands pollueurs envisagent d’en faire autant.