Augmenter les énergies renouvelables en faveur du climat : est-ce contre-productif ?

Parmi les objectifs établis dans la Loi de Transition Énergétique figure l’augmentation de la quantité d’énergies renouvelables au sein du mix énergétique. Or, si l’on se réfère au climat actuel, cet objectif serait inutile. Pire encore, il pourrait être contre-productif. Explications.

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Transition écologique pour la production d’énergie ?

C’est un fait, le réchauffement climatique relève d’une problématique d’envergure mondiale. Pour essayer d’en minimiser les répercussions, il est impératif de riposter, et le plus rapidement possible.

Pour ce faire, il a été statué que le premier changement à opérer concernerait l’énergie. La production énergétique : chaleur, pétrole pour le transport, électrique, représente en effet la principale source d’émissions de CO2 dans tout le globe, et notamment dans l’Hexagone.

Pour cette raison, dans plusieurs pays du monde, différentes actions sont envisagées depuis quelques années, afin de passer le cap de la transition énergétique. L’idée est de supprimer petit à petit les énergies fossiles, pour leur substituer des énergies moins polluantes et dont l’émission de CO2 serait moindre.

En 2015 dans l’Hexagone, ce point a été abordé dans la Loi de la Transition Énergétique. Des objectifs à atteindre y sont assignés, en ce qui concerne entre autres la production énergétique. Celle-ci est mobilisée dans l’accroissement de l’apport des énergies renouvelables pour la production d’électricité.

Cependant, à la différence de ce que pensent nombre de personnes, l’augmentation de l’usage d’énergies renouvelables pour la production d’électricité serait vaine, si l’on tient compte de son impact sur le climat. Cela pourrait même enchérir l’émission de CO2.

Climat et énergies renouvelables dans l’Hexagone : qu’en est-il ?

Alors que les énergies renouvelables sont actuellement préconisées, la Loi de la Transition Énergétique compte privilégier les sources de production écologiques pour générer de l’électricité. Théoriquement, cela semble cohérent, vu que la production et l’utilisation d’énergie seraient la principale cause d’émission de gaz à effet de serre. Ainsi, comme les énergies décarbonées sont mises en avant, cela pourrait diminuer les émissions.

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En pratique, toutefois, c’est plus compliqué, car les énergies renouvelables ne sont pas totalement écologiques. Certes, les panneaux solaires, l’hydro-électricité ou les éoliennes présentent l’avantage d’être inépuisables et de répandre une quantité beaucoup plus faible de CO2 que le gaz ou le charbon. Néanmoins, elles engendrent tout de même des pollutions, car la fabrication d’une éolienne requiert l’utilisation de matières premières telles que des métaux. C’est également le cas des panneaux solaires. Bref, tout cela ne peut que créer de la pollution à un niveau conséquent.

Les énergies renouvelables : moins importantes pour la lutte contre le réchauffement climatique en France

Dans un contexte tourné vers la lutte contre le réchauffement climatique, la France ne devrait pas prioriser l’augmentation de la production des énergies renouvelables. Si l’électricité de l’Hexagone est relativement faible en carbone, il faut souligner que, sur le territoire, la principale source d’émissions de CO2, ce sont les transports, et surtout le transport routier individuel.

Ainsi, si la France désire réellement agir contre le réchauffement climatique, la première action à entreprendre n’est pas de produire davantage d’énergie renouvelable, mais plutôt de décarboner le réseau routier. Pour cela, les citoyens peuvent par exemple faire la transition vers des véhicules moins polluants, pour ne citer que les voitures électriques.

Des priorités plus orientées vers le réchauffement climatique

En conclusion, la transition vers une électricité renouvelable ne devrait pas être la priorité en France, si le but est de combattre efficacement le réchauffement climatique. Cela serait au contraire véritablement contre-productif. D’autres chantiers plus urgents devraient être pris en considération.

Pourtant, dans le cadre de la Loi sur la Transition Énergétique, plusieurs investissements ont déjà été planifiés. Plus de 120 milliards d’euros seront en effet décaissés pour financer les infrastructures d’énergies renouvelables entre 2018 et 2045.

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Le pays devrait reconsidérer très sérieusement ses priorités, particulièrement sur la manière d’engager la lutte contre le réchauffement climatique. Somme toute, ne pas se tromper d’adversaire !