Bilan des actions en faveur de la transition écologique française de 2019

La France a engagé une série de mesures de préventions de son écosystème en 2019. Ses efforts ont payé et l’ont classée à la 8ème place dans le rang mondial sur la transition écologique. À l’échelle internationale, les efforts de lutte contre le dérèglement climatique sont néanmoins encore loin d’être satisfaisants.

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Les actions écologiques sous la pression populaire

À cause de la pression de l’opinion publique, les gouvernements du monde entier ont fini par adopter des mesures visant à combattre le réchauffement climatique. Sur le sol français, ce sont aujourd’hui 9 personnes sur 10 qui se disent prêtes à tenir un engagement personnel en faveur de la transition écologique. Ce combat contre le dérèglement climatique s’est traduit en 2019 par une série de manifestations écologiques. En ce qui concerne les élus politiques, l’objectif et l’enjeu sont de suivre à la lettre les initiatives tranchées à Paris lors de la COP21.

Afin d’atteindre son objectif de neutralité carbone, la France a déjà entamé plusieurs démarches écoresponsables, dont la mise en place d’un financement des audits énergétiques à destination des ménages à revenus modestes qui sont propriétaires de maisons classés F et G pour 2020. À cette mesure s’ajoutent : la hausse de la taxe carbone suivant les prix du carburant et la hausse de la prime de conversion automobile. Une prime à la conversion des chaudières au fioul a également vu le jour dans le but d’éliminer définitivement le chauffage au fioul d’ici 10 ans. Pour les horizons 2022, le gouvernement prévoit la fermeture de 4 centrales à charbon. Entre 2025 et 2030, 4 à 6 réacteurs nucléaires seront mis hors service.

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La France en 8ème place dans le classement mondial de la transition énergétique

Le Forum économique mondial a publié en mars 2019 son index de transition énergétique 2019. Il s’agit d’un classement de 115 pays du monde selon leurs efforts en matière de transition énergétique. Comme en 2018, la France maintient sa 8ème place dans la liste. Elle se trouve derrière la Suisse, la Suède et la Norvège. Ce top a été établi en prenant compte de la qualité du mix énergétique, des ressources utilisées dans le pays et de la structure des réseaux. Le forum économique a souligné l’importance des solutions personnalisées qui permettent de s’accorder au contexte national.

Par ailleurs, le forum a mis l’opinion publique en alerte après avoir constaté que la transition énergétique stagne à l’échelle mondiale depuis ces 5 dernières années. Cette faible performance se traduit notamment par l’augmentation du prix des matières premières, l’usage massif du charbon en guise de source d’énergie dans le continent asiatique et l’amélioration lente en matière d’intensité énergétique des pays. Le Forum a ouvertement reproché les faibles efforts des pays les plus pollueurs, en l’occurrence : la Chine (en 82ème place), les États-Unis (à la 27ème place) et l’Inde (à la 76ème place).

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Une démarche vers l’énergie renouvelable

Quant au classement relatif aux efforts du système énergétique, la France arrache la 4e place dans le classement mondial. Cette position privilégiée résulte de son mix énergétique reposant sur l’énergie nucléaire et l’énergie hydraulique. Cependant, le pays ne se situe qu’à la 17èmeplace dans le classement des pays qui se préparent à la transition énergétique. Cet arrangement dénote les quelques difficultés de la France à adopter l’utilisation des ressources énergétiques renouvelables. Afin de redresser le classement, le gouvernement français envisage de multiplier son parc éolien par 3 et de multiplier son parc photovoltaïque par 5 d’ici 2030. Cette initiative a pour objectif de rehausser l’usage de l’énergie renouvelable et de l’intégrer dans le mix énergétique français. Ce programme vise également à réduire la part de l’énergie nucléaire à 50 % d’ici 2035. Rappelons qu’il est aujourd’hui à hauteur de 72 %.