Brune Poirson réunit les fabricants de lave-linge pour lutter contre les microplastiques

Une nouvelle loi sur les plastiques va s’inscrire dans l’économie circulaire. À la demande de la secrétaire d’État Brune Poirson, la réglementation portera sur les machines à laver, modèles incontestables de pollution des océans et des mers. Découvrez ce qu’il faut retenir de cette règle.

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Production de machines à laver garanties zéro microplastiques

De nouvelles mesures s’ajouteront à la loi antigaspillage à compter du 1er janvier 2025. Cette réglementation prévoit l’intégration d’un filtre à microfibres plastiques dans les lave-linge. L’initiative constitue un nouveau défi pour les fabricants de machines à laver. Au regard de l’envergure technique du projet, mieux vaut s’y prendre sur-le-champ, déclare Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire.

Ainsi, la responsable a convoqué le lundi 17 février tous les représentants des marques de lave-linge. Elle a également réuni autour d’une table les innovateurs ainsi que des ONG. L’objectif de ce sommet est d’établir la feuille de route pour la production de machines à laver garanties « zéro microplastiques ». Les lave-linge parfaitement équipés bénéficieront du bonus environnemental avant même la promulgation de la nouvelle loi, souligne la secrétaire.

La France, première nation à adopter de telles mesures

La France demeure le premier pays du monde à affirmer sa volonté de réduire cette source de pollution plastique par l’équipement des machines à laver. La secrétaire d’État a souhaité réunir les porteurs de projet, les experts en solutions technologiques de filtres et les acteurs du marché afin de trouver un objectif commun. Les fabricants devront faire preuve d’innovation afin de répondre à ce nouveau standard, martèle Brune Poirson.

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Le pays est un « laboratoire de solutions à grande échelle »

Le défi est de taille même à l’échelle nationale. Malgré tout, la secrétaire d’État se dit satisfaite de cette initiative française. Selon elle, la France se situe « à l’avant-garde de la lutte contre la pollution aux microplastiques et de l’innovation pour la transition écologique ». Elle a également révélé son souhait de faire de la France un « laboratoire de solutions à grande échelle ».

L’impact négatif des machines à laver dans les milieux aquatiques

Sur les 9,5 millions de tonnes de plastiques versées en mer, 15 à 31 % représentent des microplastiques, d’après une enquête de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). À l’heure actuelle, plus de 5 000 milliards de microplastiques s’engouffrent dans les océans. Le polyester, l’acrylique et l’élasthanne figurent dans la liste des principaux plastiques utilisés dans la confection de textile.

Au cours du lavage, ils libèrent des particules trop fines pour être captés par les filtres dans les usines de traitement. C’est ainsi qu’ils sont déversés dans les océans. Chaque cycle provoque plus de 700 000 fibres microscopiques dans l’environnement, d’après une étude de l’Université de Plymouth au Royaume-Uni. À travers cette loi, le gouvernement français souligne son ambition d’éradiquer les matières plastiques en mer d’ici 2025.

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Une nouvelle opportunité sur le marché

La loi implique une mobilisation massive de la part des marques et des experts dans le secteur. Elle s’accompagnera d’un chantier immense. Elle représente une opportunité de marché pour les industriels. Il faut rappeler que la filière compte 2,7 millions de lave-linge commercialisés chaque année. Plus précisément, 7 000 machines sont vendues chaque jour à l’échelle nationale, d’après les chiffres du Gifam (la fédération professionnelle de la filière). 97 % des ménages en possèdent au moins un. Ces appareils électroménagers présentent une moyenne d’âge de l’ordre de 8 ans. Outre les ménages, 5 900 établissements professionnels de France comme les blanchisseries, les pressings et les entreprises hôtelières, liste non exhaustive, font usage de machines à laver.