Calcul de la puissance d’une pompe à chaleur : méthode et intérêt

Depuis quelques années, la pompe à chaleur a le vent en poupe. Non énergivore, ce dispositif de chauffage dispose de plusieurs autres atouts. Mais avant de sauter le pas, il est essentiel d’analyser minutieusement ses besoins dans le domaine du chauffage afin d’estimer le plus précisément possible la puissance de la pompe à chaleur à acquérir.

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Un engouement croissant pour la pompe à chaleur

Les achats de pompe à chaleur ne cessent de croître ces dernières années. Il faut en effet admettre que ce dispositif de chauffage présente de nombreux avantages. Il consomme très peu d’énergie pour son fonctionnement, car il est capable d’en puiser jusqu’à 80 % dans son environnement proche comme dans l’eau, dans le sol, dans l’air. Ceci est un gage d’économie conséquente sur la facture énergétique.

Pour être performant, ce système de chauffage requiert cependant une conjonction de conditions favorables telles qu’un climat tempéré, une isolation optimisée, un agencement approprié…

Analyser la performance thermique de sa maison

Avant de se lancer dans l’achat d’une pompe à chaleur, il convient de réaliser préalablement un bilan thermique de son logement. Cette opération est à confier à un professionnel certifié RGE pour être sûr des résultats obtenus.

Ces derniers permettent d’analyser les particularités de votre maison et d’estimer la puissance calorifique requise pour une température ambiante agréable.

L’intérêt de l’estimation de la puissance requise

Il existe trois principaux types de pompe à chaleur selon la source de l’énergie qu’elles utilisent pour la production d’énergie :

  • La pompe à chaleur à air qui tire son énergie de l’air extérieur avant de la répartir dans le système de chauffage ou de climatisation de l’habitation ;
  • La pompe à chaleur à eau qui puise son énergie de fonctionnement dans les nappes phréatiques ou dans une autre source d’eau au voisinage de la maison ;
  • La pompe à chaleur géothermique qui extrait la chaleur du sol pour chauffer le logement.

Les ventes de ce dispositif s’envolent certes, depuis quelques années. Cela ne signifie en aucun cas que son coût soit modique. Il varie de 4 000 euros à bien plus de 25 000 euros selon le modèle choisi. Son acquisition doit donc être un acte mûrement réfléchi. Pour espérer l’utiliser le plus longtemps possible tout en profitant d’une température bienfaisante chez soi, il vaut mieux bien déterminer la puissance calorifique requise.

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Si la puissance choisie est insuffisante, la pompe à chaleur devra tourner en permanence à plein régime. Elle s’essoufflera donc plus rapidement. Les occupants de l’habitation devront aussi recourir à un chauffage d’appoint pour atteindre la température idéale. Ce qui réduira les économies espérées.

Une puissance trop élevée aura aussi des conséquences sur le portefeuille de l’acheteur qui a acquis un équipement plus cher à l’achat. La pompe travaillera par à-coups et réduira d’autant sa longévité.

Le calcul de la puissance de sa pompe à chaleur

Cette évaluation doit tenir compte de quelques points :

  • Le volume à chauffer au sein de l’habitation ;
  • La performance de l’isolation de la maison ;
  • Les besoins en chauffage et en eau chaude ;
  • Le climat de la zone de résidence.

Il faudra aussi considérer l’existence ou non de radiateurs, d’un chauffage au sol… qui modifie encore les besoins en puissance.

En somme, il est indispensable de se rapprocher d’un conseiller en énergie pour un accompagnement personnalisé dans l’estimation de la puissance calorifique requise et dans le choix du type de pompe à chaleur idéale pour un logement donné.

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Une fois les informations citées obtenues, il ne faut pas oublier de passer par un simulateur d’aides pour calculer précisément les primes à la rénovation énergétique dont le ménage pourrait bénéficier.