Ce qui change en 2020 dans l’hexagone, sur le plan écologique

Pesticides, restauration bio, couverts en plastique à usage unique, cotons-tiges en plastique, additifs alimentaires, plusieurs dispositions ont pris effet à dater du 1er janvier 2020. Certaines d’entre elles vont assurément chambouler le quotidien de certains, tandis que d’autres en seront plutôt satisfaits. Retour sur les principales mesures adoptées afin de favoriser la transition écologique.

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Le plastique à usage unique désormais interdit

Depuis le 1er janvier 2020, les grandes surfaces ne présentent plus de cotons-tiges ni de vaisselle jetable en plastique sur leurs rayons. Cela inclut les assiettes, gobelets, et tout autre couvert en plastique. Un sursis de 6 mois a été accordé aux vendeurs pour liquider leurs derniers stocks.

Dans les cantines scolaires, les bouteilles d’eau en plastique ne sont plus admises. Il en est de même pour les touillettes et les pailles en plastique, qui ne sont plus mises à la vente à emporter ni employées dans la restauration.

Durant les dernières années, de nombreuses lois françaises et européennes ont été votées pour faire cesser la conception et la consommation de ces produits plastiques qui polluent l’environnement. Depuis le 1er janvier 2017, la distribution des sachets en plastique n’est déjà plus autorisée en caisse.

Dès 2021, la liste des produits interdits sera étendue et inclura les barquettes en polystyrène, qui sont notamment utilisées pour la vente de sandwiches. Un délai de deux ans tout au plus sera alors donné aux États membres de l’Union européenne pour mettre en vigueur ces interdictions.

Fini l’additif E171 dans les produits alimentaires

Le dioxyde de titane, un additif alimentaire communément appelé E171, fait partie des composants de bonbons, de chewing-gums, de plats industriels et de barres chocolatées. Les professionnels de l’industrie agroalimentaire s’en servent principalement comme opacifiant ou comme colorant. Son usage est maintenant prohibé.

D’après un rapport publié par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ou ANSES, les analyses scientifiques n’ont pas permis de prouver l’innocuité de l’E171. Ainsi, le gouvernement a choisi de se plier aux directives de l’ANSES.

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En 2006, le Centre international de recherche sur le cancer ou CIRC a déjà lancé des alertes, précisant que l’E171 compte parmi les substances potentiellement cancérogènes pour l’être humain. Cependant, l’E171 sera autorisé dans les crèmes solaires, les dentifrices, les produits cosmétiques et pour l’enrobage de certains médicaments comme le Doliprane.

Des règlements plus souples en restauration concernant le bio

Depuis le début de l’année 2020, les acteurs de la restauration qui suggéreront au chaland un minimum de 50 % de produits bio auront la possibilité de bénéficier du logo « AB ». Celui-ci pourra être noté sur le menu et la façade de l’établissement.

Jusqu’à ce jour, un plat ou un menu unique pouvait jouir de la certification bio. Grâce à cette nouvelle règle, le restaurateur pourra profiter du logo pour son restaurant, quand bien même tous ses plats ne seraient pas bio.

D’après l’Agence de développement du bio, plus de la moitié de la population française affirme qu’il est essentiel de développer l’agriculture bio. Néanmoins, en 2019, les denrées alimentaires bio ne constituaient que 2,6 % des ravitaillements des restaurateurs.

Ainsi, pour promouvoir l’achat des produits bio au sein des établissements de restauration dans l’hexagone, l’Agence du bio a pris la décision de modifier son cahier de charge en rendant les réglementations plus flexibles.

L’épandage des pesticides autorisé à plus de 10 m des habitations

En décidant de se conformer aux recommandations de l’agence de sécurité sanitaire, le gouvernement a interdit l’épandage des produits chimiques à moins de 5 ou 10 mètres des écoles et des logements à compter du 1er janvier 2020. Ce, suivant la perniciosité des produits phytosanitaires employés.

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Certaines associations écologistes semblent toutefois insatisfaites de ces décisions, jugeant ces dispositions trop faibles. Depuis l’année précédente, quelques maires de communes urbaines et rurales ont adopté des décrets anti-pesticides plus stricts.