Coronavirus : le profil des malades mieux cernés

Le coronavirus Covid-19 sévissant en Chine depuis décembre 2019 est de mieux en mieux cerné. Voici quelques informations supplémentaires sur les facteurs aggravants ainsi que le profil des malades. Elles sont tirées des résultats des travaux menés par le Statue Key Laboratory of Respiratory Disease de Guangzhoun en collaboration avec les centres hospitaliers de Wuhan.

Pub

Les personnes infectées par le coronavirus ont le système immunitaire fragilisé

Réalisés sur un échantillon de 1 099 malades confirmés atteints du coronavirus, ces travaux ont établi que les patients en état critique présentaient d’autres pathologies qui aggravent leur maladie. 23,7 % sont des hypertendus confirmés, les 16,2 % en état plus grave étaient diabétiques.

Le tabagisme pourrait également influer sur la capacité du virus à infecter un organisme. 85,6 % des patients atteints du coronavirus, sont certes non-fumeurs. Les fumeurs malades étaient cependant beaucoup plus nombreux à présenter des cas sévères (16,9 %) si le pourcentage de non-fumeurs en état critique était beaucoup plus bas (11,8 %).

Une équipe de chercheurs chinois avait au début de l’année 2020, présenté les résultats de leurs travaux menés sur un échantillon de 99 patients. Rapportée dans la revue spécialisée The Lancet, leur étude concluait déjà que le Covid-19 infectait surtout les personnes déjà affligées d’une pathologie sous-jacente. Sur les 99 individus étudiés, 40 d’entre eux avaient une maladie cardiovasculaire et 12 le diabète.

L’âge médian des personnes infectées déterminé à 47 ans

De précédentes études avaient établi l’âge médian des patients infectés par le coronavirusà 55,5 ans. Cet âge fut ensuite revu à la baisse et fixé à 47 ans par les derniers travaux menés sur ce Covid-19. Les résultats de ces derniers travaux ont fait l’objet d’une publication dans le Medrxiv.

Le pourcentage respectif de femmes et d’hommes atteints variait également pour les deux études. La précédente étude publiée sur le Lancet indiquait 23 % de femmes infectées si la dernière a trouvé un pourcentage qui gravite autour de 41,8 % des patients recensés.

Pub

Ces différences s’expliquent par le fait que l’étude précédente ne portait que sur un échantillon de 99 personnes, si les derniers travaux portaient sur un échantillon de 1 099 individus. La dernière étude a déterminé une durée médiane d’incubation de trois jours pour un intervalle de deux à quatorze jours.

Fièvre et toux, les principaux symptômes de l’infection à coronavirus

Les derniers travaux ont confirmé les résultats des précédentes études notamment pour les symptômes. Trois signes principaux permettent de détecter l’infection au coronavirus Covid-19 : une température corporelle de plus de 38 degrés (ce qui correspond à au moins 87,9 % des patients), des quintes de toux sèches retrouvées chez 67,7 % des malades, et une fatigue extrême observée chez 38,1 % des patients. Il faut cependant retenir que la plupart des patients soit 43,8 % d’entre eux ne présentaient pas de fièvre lors de la prise en charge. C’est au cours de leur hospitalisation que leur température montait en flèche.

82,1 % des patients infectés présentaient également une leucopénie. 76,4 % d’entre eux souffraient aussi d’une affection pulmonaire visible au scanner. Quelques-uns seulement de ces malades faisaient de la diarrhée qui n’est donc pas retenu comme un symptôme de cette maladie.

L’étude publiée sur le Lancet a indiqué que tous les individus de l’échantillon souffraient d’une pneumonie. 74 des 99 étudiés avaient même les deux poumons infectés. 82 d’entre eux avaient de la fièvre, 81 toussaient si le tiers, soit 31 patients étaient en détresse respiratoire. Les cinq patients les plus sévèrement touchés avaient d’autres affections sous-jacentes dont une souffrait en plus d’une infection bactérienne et quatre étaient déjà porteurs d’affections à champignons.

Pub

Le Remdesivir, l’antiviral éprouvé lors de l’épidémie d’Ebola est aujourd’hui testé par le laboratoire américain Gilead en collaboration avec les chercheurs chinois. Il a fait ses preuves en guérissant un Français infecté hospitalisé à Bordeaux et qui a d’ores et déjà pu rentrer chez lui.