Coronavirus : quatrième victime en France

Depuis dimanche 1er mars, le pays a confirmé 61 nouveaux cas de contamination au virus. Au total, la France dénombre 191 cas. C’est ainsi qu’elle se trouve au rang des principaux foyers du Covid -19 en Europe, aux côtés de l’Italie et de l’Allemagne. Face à ce fléau, des mesures ont été appliquées en vue de stopper le coronavirus.

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4 morts confirmés en France

La France vient de connaitre son troisième décès par le coronavirus depuis son apparition. Le ministère de la Santé a confirmé la mort le lundi 2 mars 2020. La victime était une femme de 89 ans hospitalisée à l’hôpital de Compiègne, dans l’Oise, explique le directeur général de la santé Jérôme Salomon. L’octogénaire était domiciliée à Crépy-en-Valois, dans l’Oise. Rappelons que cet emplacement a été le lieu de travail de l’enseignant de 60 ans mort la semaine dernière. Le mardi, un quatrième décès a été annoncé. Il s’agit cette fois d’un homme de 92 ans domicilié dans le Morbihan.

En outre, l’Oise reste le département rouge, comptant 64 cas au total. Selon Jérôme Salomon, ce nombre est le résultat de chaînes de transmission. Le pays enregistre 176 patients hospitalisés et 12 d’entre eux guéris du coronavirus.

Les responsables départementaux en confinement

Louis Le Franc, le préfet de l’Oise a été placé en isolement le dimanche 1er mars, par précaution. En effet, ce responsable a récemment été en contact direct avec le maire de Crépy-en-Valois, atteint du Covid -19. Le préfet est confiné dans son bureau, mais il poursuit ses activités. Les échanges avec les collaborateurs s’opèrent par téléphone ou à « une distance raisonnable ». Il se déplace entre son bureau et son domicile localisé non loin de la préfecture.

De même, le sous-préfet de Senlis a également été mis en isolement, selon la préfecture. À ces responsables s’ajoutent Étienne Champion, le directeur de l’Agence régionale de santé ou ARS des Hauts-de-France ainsi que son directeur de cabinet.

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Les 3 foyers de propagation sous contrôle

Le pays recense 3 principaux foyers de propagation du virus. L’Oise révèle 47 cas dans 9 communes :

  • Creil
  • Crépy-en-Valois
  • Vaumoise
  • Lamorlaye
  • Lagny-le-Sec
  • La Croix-Saint-Ouen
  • Nogent-sur-Oise
  • Montataire
  • Villers-Saint-Paul

La commune de La Balme-de-Sillingy en Haute-Savoie présente 10 cas. Le Morbihan, dont les communes de Crac’h, Auray et Carnac annoncent également 12 cas. Ces zones ont fait l’objet de plusieurs mesures strictes, à savoir l’interdiction de rassemblements et la fermeture des écoles, y compris des crèches et des établissements préscolaires.

Concilier impératifs de santé publique et droits de la personne

Le gouvernement a interpellé le Comité consultatif national d’éthique ou CCNE concernant les mesures prises pour lutter contre la propagation du fléau. Rappelons que ce comité a pour rôle de guider les choix du pouvoir exécutif sur l’éthique. Le CCNE a le devoir d’« éclairer le lien entre impératifs de santé publique et respect des droits humains fondamentaux ». Il a confirmé la future action gouvernementale pour lutter contre l’épidémie. L’exécutif envisage l’enclenchement du seuil d’alerte sanitaire maximale.

Le président français se mobilise

Face à la montée en puissance du virus, Emmanuel Macron a décidé de changer son agenda pour cette semaine. Il souhaite se consacrer pleinement à la gestion de la crise, a expliqué l’Élysée lundi 2 mars. Aussi, le président a ajourné un déplacement prévu dans le Gers relatif à la mission de Stéphane Bern dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine.

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À l’heure actuelle, les Français s’interrogent sur l’éventuelle activation de la phase 3 dans le contrôle de l’épidémie, souligne l’Élysée. C’est pourquoi le président veut se détacher de la gestion « business as usual » afin de se focaliser sur les problèmes nationaux plus préoccupants.