Des dépôts de carburants bloqués : aucune pénurie en perspective, mais un vent de panique aggravant la crise

De nombreux professionnels du domaine des carburants se sont récemment prononcés sur le blocage des dépôts de carburants. Ils ont annoncé qu’aucune pénurie n’est encore à craindre malgré le vent de panique qui aggrave la crise existante. Quatre blocages ont d’ailleurs été déjà levés mardi dernier.

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Une pénurie de carburants à craindre ?

Plusieurs entrepreneurs du BTP se sont, depuis quelques jours, mis à bloquer des dépôts pétroliers situés dans le Grand Ouest. De nombreuses stations-services ont donc dû fermer leur robinet suite à une absence de ravitaillement en carburant. Quasiment tous les distributeurs de carburant de la France ont donc été soit en rupture de stock ou près de l’être.

L’inquiétude gagne les automobilistes qui, eux aussi, ne peuvent pas se ravitailler et qui voient leur jauge de réservoir s’afficher dans le rouge. Ces derniers se sont donc mis à faire la queue devant les quelques stations-services encore ouvertes, d’où un blocage de la circulation.

À quelques jours d’une grève qui s’annonce assez importante et ayant des répercussions tout aussi conséquentes sur les transports en commun, le vent de panique semble tout à fait légitime. Alors le risque de pénurie de carburant est-il réel ou pas ?

Une situation qui commence à s’assainir

La grève a commencé au niveau des dépôts de Brest (Finistère), Lorient (Morbihan), Le Mans (Sarthe) et Verne-sur-Sèche (Ille-et-Vilaine). Cinq jours après, l’intervention des gendarmes a toutefois, permis de débloquer le dépôt de Vern-sur-Seiche. Ce dépôt-ci est particulièrement critique, car il ravitaille toute la Bretagne jusque dans le Finistère. Les dépôts de La Rochelle, de Brest et de Rennes ont également été libérés dans la foulée.

Le centre national des professions de l’automobile ou CNPAS pense ainsi, à un retour au normal progressif sans trop de remous. Les stations-services qui ont dû fermer leur robinet, ont pu dans les heures, les jours qui ont suivi cette série de déblocage, être réapprovisionnées. Une pénurie de carburants n’est donc pas encore à craindre en considérant les faits actuels.

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Des stations-services dans le rouge

Selon les déclarations de Pierre Auclair, le co-fondateur de l’application Essence & Co, la situation actuelle ne signifie en aucun cas, une pénurie. Elle démontre toutefois, l’existence d’une certaine tension au niveau de quelques stations-services.

Les cartes interactives établies suivant les déclarations faites par les consommateurs, montrent de nombreuses stations-services en rupture de stock de carburant. Cette fermeture se propage dans la région parisienne et s’étend jusque dans le quart sud-est de la France.

Cela indique tout simplement que le vent de panique chez les automobilistes, les a poussés à se précipiter à chercher du carburant là où ils pouvaient encore en trouver. Ils n’en ont pas forcément besoin, mais ont peur d’en manquer et préfèrent prendre les devants pour devancer la survenue d’un tel souci.

L’augmentation du double au triple des ventes de carburants illustre très bien cette précipitation suite au vent de panique. Que les cuves des dépôts soient pleines ou non, la principale préoccupation des gens, est d’avoir leur réservoir plein de carburant. C’est ce qui a asséché le stock des distributeurs de carburant de la France.

Quelques avancées pour la résolution de la grève des pros du BTP

La grève a été décidée suite à la suppression de l’avantage fiscal sur le gazole routier ou GNR proposé dans la loi des finances de 2020. Plusieurs solutions auraient été proposées par le ministre des Finances Bruno Le Maire, mais aucune concrète concernant la suppression litigieuse.

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La situation pourrait donc s’envenimer encore et le blocage reprendre de plus belle.