Des normes internationales sur la biodiversité instaurées par la France

À l’initiative de l’organisme Afnor, l’Hexagone a présenté à l’Organisation internationale de normalisation ou ISO une proposition de création de normes internationales sur la biodiversité. Le pays a suggéré de fonder un comité technique international sur la biodiversité. Cette action entre dans le cadre de la 15 COP qui aura lieu en octobre 2020 en Chine.

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Mise en place d’un comité technique international sur la biodiversité

Depuis un an, la France et Afnor ont prouvé l’efficacité de travailler collectivement à l’échelle nationale. Dans cette optique de collaboration, le pays a proposé à l’ISO d’instaurer des normes internationales concernant la biodiversité.

Il y a quelques jours de cela, alors qu’Eddy Njoroge, le nouveau président de l’ISO, s’est rendu dans l’Hexagone. Olivier Peyrat, directeur général d’Afnor, lui a adressé une proposition française pour la création d’un comité technique international sur la biodiversité.

Cette opération s’inscrit dans la perspective de la 15 COP, laquelle se déroulera à Kunming en Chine, au mois d’octobre de cette année. Durant celle-ci, le programme mondial en matière de biodiversité sera établi pour la prochaine décennie.

Si pour certains la biodiversité est synonyme de patrimoine naturel, pour les scientifiques, elle regroupe les espèces constitutives d’un écosystème. Mais les entreprises y voient principalement une ressource qui leur permet de puiser les matières premières dont elles ont besoin pour pérenniser leurs activités.

Olivier Peyrat indique que l’objectif est de lancer ce projet avec les acteurs socio-économiques de tous les pays du globe qui seraient prêts à mondialiser les approches de la biodiversité.

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Divers objectifs pour une ambition commune

Les normes internationales que la France désire créer ont pour objectif de prioriser la biodiversité et d’adopter des dispositions de protection pour tout projet susceptible de toucher à la biodiversité. Ainsi, des outils seront mis en œuvre afin d’organiser des opérations sur le plan territorial ou pour une entreprise qui entend aller au-delà de ses frontières. Les techniques à utiliser feront également l’objet d’édiction de nouvelles exigences.

Ces normes permettront par ailleurs de simplifier les échanges entre acteurs privés et publics concernés. Et ce, dès l’étape de travail sous la tutelle de l’ISO, qui dénombre 164 pays. Les normes seront fixées ensemble, écrites en collaboration et mise à jour de manière régulière par les acteurs impliqués.

Plus d’une vingtaine d’organisations de la France se sont déjà engagées afin de participer à ce projet d’envergure internationale, dans la commission biodiversité d’Afnor. Parmi celles-ci, l’on peut citer des ONG pour l’environnement, des collectivités territoriales, des agences publiques, des représentants du métier de génie écologique, des entreprises, des élus…

Une réponse de l’ISO par rapport à la proposition de l’Hexagone est attendue en mai 2020. En cas de réponse positive, Afnor lancera un appel à participation. Cette association fait partie des principaux contributeurs de l’ISO. En effet, le classement dressé par l’ISO la classe dans le top 6 des acteurs de l’ISO. En vertu de ce rang, elle a le droit de prendre activement part aux actes de gouvernance de l’ISO. Et ce, sur une durée indéterminée.

En outre, Afnor apporte son soutien au niveau européen et international concernant les techniques défensives et offensives des champions de l’hexagone en leur offrant son aide afin que normalisation et innovation soient au cœur de leur principale préoccupation. Grâce à ses initiatives de créer des normes volontaires, Afnor exerce une influence positive.

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Afnor a été un acteur majeur en 2019, sur le thème de l’économie circulaire. Du fait de son intervention, plus d’une soixantaine de pays se sont à ce jour engagés par le biais de l’ISO pour l’élaboration de directives, d’instruments d’aide et de cadres référentiels afin de concrétiser ce modèle économique.