Écologie : Brune Poirson contre le populisme vert

La secrétaire d’État à la Transition écologique a accordé une interview à un journal. Au cours de cet échange, Brune Poirson a dénoncé les pratiques peu conventionnelles apparentées à une forme de « populisme vert » des responsables politiques. Comment comprendre cette nouvelle théorie ?

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L’écologie : un moyen de casser le système actuel

Brune Poirson a commencé sa critique par le constat de l’essor du « populisme vert ». Elle s’indigne de la pratique des responsables politiques. Selon ses dires, les politiciens se servent des problématiques environnementales pour pousser la population à agir dans la précipitation. Elle pense que les acteurs politiques profitent de l’angoisse grandissante populaire pour parvenir à leur fin. Dans son discours accusateur, la secrétaire d’État à la Transition écologique vise particulièrement l’extrême gauche, en l’occurrence Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot d’EELV ainsi que les Insoumis en général. La secrétaire d’État pense que ces responsables politiques se servent de l’écologie pour « casser le système actuel ». Elle reproche également « l’écologie du repli » à Marine Le Pen à cause de la politique visant à isoler le pays. Dans son discours, la secrétaire d’État mentionne spécifiquement le projet de suppression du plastique jetable et de l’énergie à 100 % verte.

Jean-Luc Mélenchon répond aux accusations

Jean-Luc Mélenchon n’est pas resté indifférent face à ces propos. Le leader de la France insoumise a répondu par les termes : « Je vous félicite pour ce néologisme sur le populisme vert ». Il se justifie en confirmant la nécessité d’interdire l’usage du plastique jetable dans un délai restreint. Le leader n’a cependant manifesté aucune réaction face à sa qualification de « populiste vert ».

La ministre a, à son tour, encore réagi face à ce feed-back. Elle estime que cette réponse représente l’essence même du populisme vert. Elle continue en déclarant que qualifier le réalisme de « manque d’ambition » est dangereux à moyen terme. Rappelons d’ailleurs que la secrétaire d’État soutient la politique dite « réaliste » d’Emmanuel Macron.

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Brune Poirson s’en prend à Ségolène Royal

Brune Poirson n’est pas restée de marbre face au lancement du Mouvement de sauvegarde de la planète de Ségolène Royal. D’après la secrétaire d’État, l’ex-ambassadrice des pôles a été incapable de remplir sa mission correctement. Entre les paroles et les actes, elle remarque un écart important en ce qui concerne : l’écotaxe, les péages autoroutiers, Fessenheim et l’aéroport Notre-Dame-Des-Landes. La secrétaire poursuit en assénant que la gestion de ces dossiers a coûté cher à la France à cause des carences de la future candidate aux élections présidentielles de 2022. Brune Poirson observe ainsi une recherche de l’intérêt personnel de Ségolène Royal au détriment de l’écologie. Elle achève finalement son discours par un appel à la méfiance face aux promesses faciles. Elle pense que : « le parti de gauche tente de renaître avec un discours écologiste. »

Comprendre le populisme vert

L’association des 2 termes populisme et vert est l’œuvre de Brune Poirson. Selon la ministre, cette forme d’instrumentalisation de l’écologie se scinde en 2 parties. La première est celle qui se sert des questions écologiques pour casser le système (en pointant du doigt les Insoumis et les EELV). La seconde correspond à l’écologie du repli.

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Cependant, ces termes relèvent de l’oxymore, figure de style associant un nom et un adjectif de sens opposés. En effet, le populisme véhicule une connotation péjorative dans le sens d’égoïsme alors que vert souligne l’écologie, l’environnement, l’atmosphère et implique donc le désintérêt de sa propre personne ! L’assemblage de ces 2 mots fait ressortir la peur et celle-ci serait en soi une nouvelle forme d’instrument politique, car ce sentiment inciterait à la précipitation et non à la réflexion.