Fin de la COP25, l’engagement de la France remis en cause

C’est la montagne qui accouche d’une souris. Cette expression résume parfaitement la COP25 lancée le 05 décembre 2019 à Madrid. Face à cet échec, la France a été pointée du doigt en raison de son manque d’engagement.

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Absence du président français lors de la COP25

Le déroulement de la COP25 à Madrid a été marqué par l’absence du chef de l’État français. De ce fait, certains activistes pensent que le président « n’a pas fait le job ».

Une absence traduisant un manque d’engagement

La COP avait demandé la présence des leaders politiques pour accorder à ce sommet l’importance qui lui est due. L’absence du président français a attiré les foudres de certaines ONG, en particulier Greenpeace France qui estime que la France qui demeure la garante des accords de Paris avait un rôle capital à jouer. Rappelons que la grève du 05 décembre 2019 contre la réforme des retraites a encouragé Emmanuel Macron à modifier son planning. Bien qu’il ait été présent lors du sommet de l’Otan à Londres les 3 et 4 décembre 2019, il a décidé de ne pas assister à l’assemblée internationale à Madrid le jour suivant.

La France représentée par une délégation

Néanmoins, la France a été représentée par une délégation conduite par le premier ministre Édouard Philippe qui a pris la parole juste après le discours d’ouverture du sommet par le Secrétaire Général de l’ONU. De même, la ministre de la Transition écologique et solidaire (Élisabeth Borne) ainsi que la secrétaire d’État (Brune Poirson) ont assisté à la première journée du sommet international. Le ministre de l’Agriculture (Didier Guillaume) n’est resté que quelques heures à peine. Clément Sénéchal, le porte-parole de Greenpeace France a ainsi exprimé sa colère devant ce qu’il estime être un désengagement au plus haut niveau de l’Etat.

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Échec de la COP25, la France y est pour quelque chose

Vers la fin du sommet, les représentants du gouvernement français ont paru désemparés face à la situation, a remarqué la porte-parole de l’association de défense de l’environnement. À l’issue de la conférence internationale, les réactions des politiciens français se sont déchaînées sur les réseaux sociaux. L’ambassadrice des pôles Ségolène Royal et le député UDE François-Michel Lambert ont révélé leur déception et leur sentiment face à cette situation. « La France a une part de responsabilité dans cet échec », souligne le député des Bouches-du-Rhône. Il a accusé une incapacité à déterminer les priorités venant du chef d’État.

Les résultats décevant de la COP25

La COP25 a pris fin le dimanche 15 décembre 2019. Cette opportunité de faire face aux changements climatiques a été une déception totale.

Déception des personnalités politiques et écologistes

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a fait part dans un communiqué de presse du 15 décembre 2019 de sa déception sur le résultat final du COP25. La jeune activiste et personnalité de l’année du Times Magazine Greta Thunberg a également exprimé son mécontentement dans les réseaux sociaux. Il faut souligner que la réunion a tardé à être clôturée, car les principaux intervenants ont souhaité parvenir à un accord commun. Les discussions de 40 heures n’ont pourtant donné aucun résultat satisfaisant.

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Aucun engagement des pays les plus pollueurs

La COP25 se résume à un texte appelant à des actions urgentes de la part des pays pollueurs afin de réduire le réchauffement climatique. Cependant, aucune mesure concrète n’a été présentée, s’indigne l’une des fondatrices de l’accord de Paris Laurence Tubiana. Rappelons d’ailleurs que les États-Unis vont quitter l’accord à partir de 2020. Aucun engagement n’a été remarqué auprès de la Chine et de l’Inde. Ces 2 pays estiment qu’il appartient aux grandes puissances d’aider financièrement les pays en développement pour réduire l’impact carbone.