Forte hausse de la consommation française de GNL en 2019

GRTgaz, la filiale d’Engie qui assure la gestion du réseau de transport gazier en France a dévoilé le bilan de consommation de GNL pour 2019. Le gestionnaire de réseau a constaté un record d’usage de gaz depuis ces 10 dernières années. Le gaz est pourtant néfaste à l’environnement et à son utilisateur.

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Importation record de GNL en 2019

Selon GRTgaz, l’année 2019 a été une période faste pour le GNL ou gaz naturel liquéfié. En effet, son développement s’est traduit par une hausse de 87 % de la demande de gaz par rapport à 2018. La quantité importée a atteint 219 TWh, soit un volume record depuis ces 10 dernières années. Outre son rôle de consommateur, la France a également joué le rôle de transit vers les pays voisins. Elle a exporté 115 TWh en 2019, contre 67 TWh en 2018.

Les terminaux méthaniers fortement mobilisés

Les 3 terminaux méthaniers localisés à Montoir-de-Bretagne, en Loire-Atlantique, à Fos-sur-Mer en Bouches-du-Rhône et à Dunkerque en Pas-de-Calais constituent les points de transit du CNL importé. Ces terminaux fonctionnent au maximum de leur capacité pour réaliser le transfert. D’ailleurs, le terminal de Fos a contracté une clause de fonctionnalité jusqu’en 2028. Il faut cependant rappeler qu’Engie a envisagé la fermeture de ce terminal. Afin de pérenniser sa fonctionnalité, le terminal bénéficiera de travaux de modernisation, selon le directeur de GRTgaz, Thierry Trouvé.

Hausse de 2 % par rapport à 2018

D’après RTE, les centrales à gaz ont une part croissante dans la production d’électricité en France. En effet, la filière occupe 6,7 % de la production énergétique depuis les 10 premiers mois de 2019. Ce taux en hausse (5,7 % en 2018) s’explique par le recul des filières nucléaire et hydraulique en 2019 en plus de l’accessibilité budgétaire du gaz. Le coût moyen du MWh de gaz se situe entre 13 et 15 euros en 2019, alors qu’il a été de 20 à 23 euros en 2018.

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Hausse de la consommation mondiale de GNL

La consommation massive a touché l’Europe de l’Ouest. Le Qatar, la Russie, les États-Unis, l’Algérie, le Nigéria et Trinité-et-Tobago ont satisfait la forte demande européenne. Cependant, le besoin mondial ne suffit pas à absorber la totalité de la production, d’où la baisse significative du prix du GNL depuis 30 ans. En raison de ce record de consommation, la France doit envisager une politique de réduction du gaz à 20 % dans 10 ans.

Les dangers de la consommation de GNL

Il convient de souligner que l’exploitation du GNL s’accompagne de quelques inconvénients. Le gaz naturel est explosif, inflammable et comporte des produits de combustion toxiques.

Les dangers directs

En présence d’oxygène et d’une source de chaleur, le gaz naturel peut s’enflammer à tout moment. L’explosion est imminente pour une concentration comprise entre 5 à 15 % de gaz dans l’air. À ce risque s’ajoute l’intoxication. En effet, dans un lieu confiné faible en oxygène, le gaz naturel produit du monoxyde de carbone. Le monoxyde de carbone, un gaz incolore, inodore, insipide et non irritant, est indétectable par les mammifères, mais hautement toxique, car il siège dans le système sanguin et prive l’organisme d’oxygène. Une inhalation prolongée provoque une mort certaine et rapide.

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Les dangers indirects

Le gaz naturel est constitué de méthane. Ce produit est 20 fois plus dangereux que le CO2 d’un point de vue écologique. Sachez également que l’exploitation du GNL émet du CH4 (méthane) dans l’atmosphère. Après extraction, il est transporté à haute pression dans des gazoducs. Il parcourt des milliers de kilomètres avant de parvenir dans les sites de stockage. Le risque d’inflammation est toujours à craindre à chaque étape. Par ailleurs, les accidents domestiques restent fréquents à cause d’installations défectueuses ou de mauvaises manipulations de l’appareil à gaz.