Gaz : les écologistes dénigrent les projets d’intérêts communs de l’UE

La transition énergétique se définit comme une modification significative des modes de production et de consommation énergétique. Pour pouvoir faire face à ces défis actuels, il est essentiel d’inventer de nouveaux modèles énergétiques. Cependant, ceux proposés par les eurodéputés ne semblent pas plaire aux écologistes.

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Les projets d’intérêt commun s’avèrent être inutiles

Pour améliorer les modes de production d’énergie, l’Union européenne a établi une liste de nouveaux projets depuis les derniers mois de l’année 2019. Ces projets sont censés apporter de l’innovation pour l’environnement. Mardi dernier, les eurodéputés ont dévoilé au monde cette liste de projets pour l’environnement.

Pas plus tard que jeudi, les écologistes et les amoureux de la nature ont décidé d’élever la voix pour condamner le contenu de cette liste. Selon leur point de vue, ces nouveaux projets ne seraient pas si bénéfiques pour l’environnement. Une bonne dizaine des projets listés sont à base de gaz et cristallisent toutes les divergences.

L’Union européenne a établi en total 32 projets de gazoducs et de terminaux GNL qui d’ici 2030 vont être évalués à 29 milliards d’euros. Pourtant, d’un point de vue économique, ces projets sont superflus et inutiles pour la sécurité de son approvisionnement. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré le cabinet Artelys, commandité par la Fondation européenne pour le climat.

Une facture de 29 milliards d’euros pour des projets inutiles

Les projets d’intérêts communs de l’Union européenne s’avèrent très coûteux, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle différentes entités les ont contestés. La facture pour la totalité de ces factures monte en effet jusqu’à 29 milliards, une somme trop élevée pour des projets si peu intéressants. Une grande majorité des projets gaziers avancés par l’Union européenne augmenteraient la capacité du réseau actuel de 338 GW alors que celui-ci frôle déjà les 2 000 GW, ce qui les rend encore plus inutiles.

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Ces dernières années, l’Union européenne s’est engagée à limiter la destruction de l’environnement dans le but de stabiliser le climat. Pour cela, elle doit veiller à ce que la consommation d’énergie baisse. Important 70 % du gaz qu’elle consomme, l’UE a déclaré que sa consommation énergétique a baissé de 29 %. Ainsi, d’ici 2030, ses dépenses en énergie devront passer de 415 milliards de m³ (en 2015) à 297 milliards. C’est le but à atteindre.

Toujours selon l’avis du cabinet Artelys, mandaté par la Fondation européenne pour le climat, les infrastructures énergétiques actuelles suffisent largement pour répondre aux demandes d’approvisionnement de gaz du territoire. En cas d’éventuel problème en approvisionnement, les lacunes seront compensées par des imports issus des terminaux GNL d’Europe occidentale. La grosse dépense pour les projets d’intérêts communs de l’UE n’est donc pas nécessaire.

La transition énergétique : du déjà vu

La transition énergétique, idée « nouvelle » selon les eurodéputés, n’est pas si inédite. Ce concept de transition a longtemps accompagné l’industrialisation du monde. C’était par exemple le cas en 1970, où l’État avait décidé de s’engager dans une transition en vue de changer le monde, ce qui, apparemment ne s’est pas déroulé comme espéré.

Effectivement, au lieu d’une transition énergétique, ce sont plutôt d’innombrables additions énergétiques qui ont vu le jour. Donc, au lieu d’abandonner les anciennes sources d’énergie pour les nouvelles, il a plutôt été question d’adopter d’autres sources pour plus de résultats.

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Les grands groupes énergétiques rencontrent actuellement des difficultés face à l’intégration des énergies renouvelables dans leur business. Pour que cela puisse se faire chez un énergéticien classique, il faut changer la vision de la société ainsi que son organisation, ce qui n’est pas chose facile puisque les énergies renouvelables ne s’appliquent pas à une vision centralisée.