Greenpeace attend des engagements sur la pollution de l’air pour les élections municipales de 2020

Cela fait plusieurs années que les militants de Greenpeace enchaînent les mobilisations depuis plusieurs années pour que les candidats aux municipales dans 14 grandes villes françaises mettent dans leurs programmes des engagements sur la pollution de l’air.

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Des demandes bien définies

Les militants de Greenpeace dans 14 grandes villes ont questionné les candidats locaux aux municipales sur la pollution de l’air qui sévit dans les grandes villes et ses impacts considérables sur la santé, notamment sur la question de la réduction du trafic routier, principale source des émissions de gaz à effet de serre. Les requêtes ont porté sur la mise en place d’une zone à faibles émissions (ZFE), la réduction progressive du trafic routier et sur le thème de la fixation d’une échéance pour faire disparaitre les voitures diesel puis les voitures à essence des grandes villes. Les candidats ont également reçu eu à apporter des réponses quant à l’élaboration de solutions pour remplacer les voitures et de mesures d’accompagnement social pour ceux et celles en ont besoin pour se passer de leurs véhicules. Lorsqu’on parle d’aide à la transition, on devrait mettre en place un service d’aide aux personnes qui veulent laisser de côté la voiture pour passer à des moyens de transport plus écologique tels que la bicyclette, la marche ou la voiture électrique.

Des candidats déjà questionnés

Les militants de Greenpeace ont passé huit semaines à questionner les différents candidats. Si toutes les données ne sont pas encore disponibles, c’est lors de la journée de mobilisation, le 7 mars prochain, à quelques jours des élections, qu’ils vont faire le point sur les réponses obtenues des candidats. Des réponses ont toutefois déjà été obtenues dans certaines villes telles qu’Annecy et Clermont-Ferrand. À Annecy, Jean-Luc Rigault a annoncé être prêt à poursuivre la démarche de mise en place d’une ZFE, mais ne s’est pas prononcé sur le scénario à suivre. Quant à Denis Duperthy, il s’est montré favorable à l’extension du périmètre de la ZFE vers les zones les plus urbanisées, mais ne s’engage pas sur une éventuelle éviction de la voiture diesel et essence de la circulation. Le candidat s’engage également à stopper le projet routier du tunnel sous le Semnoz. François Astorg et Frédérique Lardet, quant à eux, se sont prononcés en faveur de la mise en place d’une ZFE ainsi que de la sortie du diesel et de l’essence d’ici 2030.

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À Clermont-Ferrand, aucun candidat ne s’est engagé sur la question du diesel et de l’essence à bannir de la circulation. Toutefois, Marianne Maximi s’engage à réduire le diesel d’ici 2025. La candidate ainsi que Philippe Fasquel veulent prioriser et encourager l’utilisation des transports publics ainsi que du vélo et de la marche. Olivier Bianchi et Philippe Fasquel ont promis de généraliser la limitation de vitesse à 30 km/h. Ils parlent également de mise en place de « rues scolaires » qui seront fermées aux heures d’entrées et de sorties des écoles.

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Une action déjà lancée à Lyon

« On veut respirer, et vous ? » C’est ce que les militants de Greenpeace ont inscrit devant le local de campagne de Gerard Colomb, maire sortant de Lyon et candidat à sa propre succession lors d’une campagne d’affichage sauvage. À travers cette manœuvre, l’ONG compte lancer une action qui ne passe pas inaperçue. L’objectif de cette campagne est de demander des engagements sur la réduction de la place de la voiture ainsi que la pollution de l’air. Greenpeace Lyon exige également l’arrêt du projet autoroutier « L’anneau des sciences ». Cette autoroute permettrait de contourner Lyon par l’ouest et éviter ainsi les bouchons sur l’A6/A7.