La Convention citoyenne sur le climat étudie les mesures de réduction de la pollution en France

La Convention citoyenne sur le Climat est une initiative du président français. Le collectif se veut plus proche des citoyens français. Son mandat est de définir les actions possibles pour parvenir à une baisse à 40 % des émissions de GES en 2030. Voici donc les sujets de discussion de sa dernière rencontre.

Qu’est-ce que la Convention citoyenne sur le climat ?

La mise sur pied de la Convention Citoyenne sur le Climat est due aux divergences d’opinions des citoyens et citoyennes de France. Cette expérience démocratique inédite vise à collecter les idées du grand public dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

Les mesures arrêtées prendront en compte la justice sociale. Le collectif a été mis en place par le Président de la République. La convention compte 150 membres tirés au sort. Le groupe s’est donné pour mission d’informer, de débattre et de préparer les projets de loi autour du combat sans merci contre la crise climatique. Après les décisions, selon Emmanuel Macron, les propositions législatives seront soumises à un référendum, à un vote du parlement ou à une application réglementaire directe.

La Convention citoyenne sur le climat à l’affût de solutions écologiques

La Convention Citoyenne sur le Climat recherche le consensus. Ses principales problématiques se composent de la réduction de la pollution en France et du mode de financement des mesures choisies. Sa stratégie : un tirage au sort afin de dénicher les actions les plus à même de réduire les émissions de CO2. Les 150 membres se sont rassemblés le 8 février 2020 à Paris pour étudier les questions d’urgence climatique.

Au cours de la réunion, le débat s’est attardé sur la mobilité durable et sur la pollution par les voitures. L’un des membres observe un manque d’efficacité des administrations. Il pense que les acteurs étatiques montrent un mauvais exemple avec leurs « grosses cylindrées ». Un autre le contredit et souligne que les maires se sont reconvertis aux voitures électriques. Toutefois, les voitures électriques sont-elles réellement durables ? Les méthodes de fabrications de batteries restent polluantes.

Arrêt des groupes thématiques

Les membres se sont ensuite penchés sur les groupes thématiques. Les citoyens sont répartis en groupes de 30 membres et se focalisent sur le développement d’un thème particulier : se loger, se nourrir, se déplacer, produire et consommer. Durant le sommet du week-end, les membres ont porté leur réflexion sur la cohérence de ce mode de travail. Ils ont étudié les mesures pour cesser l’artificialisation des sols en vue de conserver la fertilité des terres agricoles.

Cependant, limiter l’artificialisation des sols signifie réduire les terrains de construction de logement. Les mesures ne doivent en aucune manière avoir des répercussions sur les citoyens du groupe « se loger ». Dans cette optique, un membre a proposé des mesures de végétalisation des toits.

Débats sur le retour de mesures

La réunion s’est poursuivie avec le sujet du financement. La majorité des membres a voté en faveur de la réduction de niches fiscales. Ils ont été favorables à l’emprunt public plutôt qu’à la hausse des taxes et des impôts. La réduction de la vitesse sur les routes a été l’objet d’un débat agité. D’un côté, elle limite la consommation de carburant et donc des émissions de CO2. D’un autre côté, les 80 km/h négligent les conditions des infrastructures routières dans les régions rurales. Les campagnards sont obligés de passer à la vitesse supérieure pour dépasser les zones enclavées. La décision sonne ainsi comme une injustice pour la France rurale.

Puis, la problématique des bouteilles en plastique est revenue sur la table. L’initiative amenuise la pollution, mais elle ébranle le financement des centres de tri en France. Les autres questions seront étudiées en début mars, le jour de la prochaine rencontre.