La dépendance pétrolière de la France

Les gaz à effet de serre, l’élévation de la température globale terrestre, la fonte des glaces et la hausse du volume des mers et des océans, des troubles respiratoires, tels sont entre autres les conséquences directes et indirectes de l’usage du pétrole. Malgré ces répercussions, les pays du monde sont toujours aussi avides de pétrole. La France souhaite s’en séparer, mais peine à y parvenir en raison de son contexte social complexe.

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Pénurie pétrolière et grèves des raffineries

En début décembre 2019, la grève des raffineries de pétrole français a fait planer la menace d’une éventuelle pénurie. L’arrêt de plusieurs d’entre elles témoigne de la crédibilité de cette menace. À l’heure actuelle, le doute persiste, car le manque de pétrole peut survenir à tout moment. Face à ce danger, la meilleure solution reste la diversification du bouquet énergétique et la réduction de la dépendance au pétrole. Ces ambitions constituent les objectifs de 2020.

La France raffole du pétrole

La France détient la 10e place dans le classement mondial des pays importateurs de pétrole en 2018. En se basant sur les données de l’Insee, la ressource épuisable importée en France provient à 55 % des pays membres de l’OPEP, l’Arabie Saoudite constituant le principal fournisseur de pétrole. Rien qu’en 2018, elle a exporté un total de 8 millions de tonnes vers le sol français. Cette dépendance pétrolière entraîne un impact considérable sur la variation du coût du baril. L’année dernière a été marquée par une hausse à 30 % du cours du brut. Cette croissance tarifaire s’explique par les conditions géopolitiques du Moyen-Orient. Une telle augmentation a eu une répercussion négative sur le pouvoir d’achat des Français.

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Le groupe Total face à la dépendance française

Le groupe Total jouit de la deuxième capitalisation boursière du CAC 40, après LVMH et la 20e position au Fortune Global 500 en 2019. L’entreprise représente l’une des plus imposantes firmes de France. Sa prospérité conditionne l’économie du pays. Cependant, la société a dévoilé des résultats moins encourageants durant le 3e trimestre. Outre les performances boursières à la baisse, il y eut également la menace de grève des raffineries. L’Agence International de l’Énergie prévoit en plus une augmentation de la consommation mondiale de pétrole. Face à ces prévisions, la France a tout intérêt à se tourner vers d’autres alternatives énergétiques afin de subvenir à ses besoins en ressource.

Diversifier le bouquet énergétique français

Selon le rapport de l’UFI relatif aux chiffres clés des énergies renouvelables édition 2019, les énergies renouvelables n’occupent que 10,7 % de la part globale de la production énergétique. L’énergie nucléaire s’impose comme le leader avec un taux de 40 % du bouquet énergétique. Vient ensuite le pétrole qui représente 28,9 %. Pour 2020, le gouvernement français ambitionne une hausse de la part des énergies renouvelables de 23 % (si elle a été de 16,3 % en 2017). Cet objectif est encore loin de la Suède qui reste la meilleure élève en matière de ressources renouvelables. Ce pays compte en effet, 54,5 % de part du marché dédié aux ressources durables.

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Comment s’affranchir de la dépendance pétrolière ?

Si notre pays souhaite se défaire totalement de sa dépendance pétrolière, il devra se préparer aux désinvestissements dans le secteur du pétrole et s’attendre en conséquence à une perte des recettes fiscales provenant de ce secteur. Dans cette optique, l’entreprise Total a tout intérêt à retravailler sa politique durant les prochaines années. Certes, la menace de pénurie a été conjurée grâce aux réserves stratégiques, mais la transition énergétique impose la recherche d’une alternative à cette ressource. Dans l’objectif de neutralité carbone de 2050 et étant donnée la place de l’Europe dans la production d’énergie renouvelable, 2ème sur le marché après la Chine, la France doit faire bonne figure pour 2020.