La député Karima Delli critique Ségolène Royal et Emmanuel Macron sur les questions écologiques

Le mercredi 15 janvier 2020, Karima Delli a été interviewée concernant le licenciement de Ségolène Royal. La députée européenne EELV n’a pas mâché ses mots et a taclé le président de la République ainsi que l’ex-ambassadrice des pôles, c’est-à-dire Ségolène Royal elle-même qui occupait le poste depuis septembre 2017.

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L’écologie est un sujet sérieux et non un lot de consolation

Karima est une députée européenne qui tacle en même temps Ségolène Royale et Emmanuel Macron pour leur attitude envers l’écologie. En effet, selon ses propos l’environnement constitue une « question sérieuse ». Elle estime que le licenciement de l’ex-ambassadrice des pôles est une « occasion manquée » de mettre sous les feux des projecteurs les problématiques qui entourent l’Arctique. Selon la députée européenne Europe Écologie des Vertes ou EELV, l’attitude du président témoigne d’un manque d’intérêt envers les questions d’ordre écologiques. En réalité, il s’avère que le poste octroyé à Ségolène Royal n’était qu’une forme de remerciement de son soutien lors de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron en début 2017.

La député s’acharne sur Ségolène Royal

Karima Delli n’a pas lésiné sur les mots en qualifiant Ségolène Royal d’ « animal politique depuis 30 ans ». Selon elle, Ségolène Royal a échoué en tant qu’ambassadrice et n’a pas réussi à mettre en lumière le réchauffement climatique. En effet, il faut souligner que combattre pour l’Arctique, c’est combattre contre le dérèglement climatique, car la banquise fond à vue d’œil. La député continue en insistant sur l’intérêt de la mise en œuvre d’une politique environnementale pour préserver l’Arctique. Elle estime que l’ex-ambassadrice a considéré le sujet des pôles comme un simple « passe-temps ».

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La député déplore la pratique du président

Karima Delli s’acharne ensuite sur le président français en lui attribuant une bonne part de la responsabilité dans cet échec. Il a offert à Ségolène Royal le poste en guise de « cadeau de consolation » et pour son soutien tout au long de la campagne présidentielle. Par ailleurs, la député a insisté sur le fait que l’ex-ambassadrice a été incapable de faire avancer la question des pôles. Le poste occupe un rôle de médiateur des États. Il impose ainsi de mettre en place des stratégies de sensibilisation afin d’encourager la dynamique citoyenne et politique.

Karima Delli convoiterait-elle le poste d’ambassadrice des pôles ?

Les propos de Karima Delli sous-entendent qu’elle convoiterait le poste d’ambassadrice des pôles : « Ce n’est pas que je ne sois pas intéressée… mais je suis déjà présidente de la commission transports au Parlement européen ». La député estime ainsi avoir fait tout son possible pour combattre le réchauffement climatique. Elle a souligné qu’elle engage en ce moment une lutte acharnée pour réduire les 30 % d’émissions de CO2 générées par les moyens de transport.

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Qu’est-ce que le gouvernement reproche à Ségolène Royal ?

L’ex-ambassadrice a essuyé un grand nombre de critiques face à son devoir de réserve. En effet, Ségolène Royal n’a pas refréné ses tweets et ses interviews qui dénoncent « l’orgueil du pouvoir » à l’encontre des grévistes et de la réforme des retraites. Ses propos et ses critiques ont d’ailleurs interpellé la ministre de la Transition écologique et solidaire qui voyait là un manque de réserve et une incompatibilité avec son poste d’ambassadeur. Ces admonestations répétées n’ont pas freiné l’attitude de la politicienne. Les mots très durs qui parlent de « la brutalité du gouvernement » et « la volonté du chef de l’État de casser le modèle social français » ont été la goutte de trop qui a fait déborder le vase.