La France a-t-elle réellement besoin de plus d’énergies renouvelables ?

La loi sur la Transition énergétique vise comme objectif d’augmenter l’usage des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Cependant, cette loi qui a pour finalité la lutte contre le réchauffement climatique peut, au contraire, accélérer la dégradation de l’environnement.

Pub

Le mix énergétique et les énergies renouvelables en France

La promotion de l’énergie renouvelable a pour finalité la production d’électricité à partir de sources écologiques. Certes, l’initiative semble louable, mais la réalité est tout autre. L’engouement du gouvernement à l’égard de l’énergie durable s’explique par le fait qu’elle soit plus propre. Cependant, elle n’est pas écologique à 100 %. En effet, la création des éoliennes passe par des procédures polluantes. Il faut utiliser des métaux en guise de matières premières. Ces instruments doivent être extraits et importés. Après leur fabrication vient leur transport au moyen de gros camions émetteurs de CO2. Puis, une dalle en béton est construite avant de rattacher l’éolienne au réseau.

Ces procédures restent les mêmes dans le cadre de l’usage de panneaux solaires. Selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), produire 1 kWh d’électricité avec une éolienne correspond à une émission de 11 g de CO2 dans l’atmosphère. Produire 1 kWh d’électricité avec des panneaux solaires revient à générer 48 g de CO2. Certes, ces taux d’émissions sont relativement faibles par rapport à l’usage du charbon (820 g par kWh). Néanmoins, les ressources renouvelables sont tout aussi polluantes.

L’électricité française avec l’usage du nucléaire

À l’heure actuelle, la France mise encore sur l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité. Or, selon le GIEC, une production de 1 kWh d’énergie nucléaire n’engendre qu’une émission de 12 g de CO2. En d’autres termes, les centrales sont considérablement moins polluantes que les éoliennes. Évidemment, ce chiffre prend en compte la pollution relative à la construction des centrales et à l’extraction de l’uranium.

En matière de préservation environnementale, remplacer l’énergie nucléaire par les énergies renouvelables ne semble donc présenter aucun avantage. Bien au contraire, une telle transition risque de polluer davantage. En effet, le simple fait de remplacer une infrastructure déjà opérationnelle par une autre en cours de construction augmente les émissions de CO2. Il faut de plus rappeler que les énergies renouvelables ne sont pas en mesure de produire à la demande, car leur fonctionnalité dépend largement des conditions climatiques.

Pub

Bénéficier d’une électricité à la demande en utilisant les énergies renouvelables

Si le gouvernement souhaite utiliser de l’énergie à 100 % renouvelable, il dispose d’une alternative. D’un côté, il faut recourir à des sources d’énergie à la demande (nucléaire, hydro-électricité, gaz…) pour compléter les périodes de latence des énergies renouvelables. D’un autre côté, il faut être en mesure de conserver l’électricité pour compenser les périodes de creux. Dans les 2 cas, le taux d’émission de CO2 peut toujours augmenter.

Cette constatation a été confirmée par le rapport prévisionnel de 2017 établi par RTE. Le dossier remis au ministre de la Transition écologique et solidaire de l’époque, Nicolas Hulot, a estimé qu’une transition écologique ne ferait qu’augmenter le taux de CO2.

Comment lutter contre le réchauffement climatique ?

Dans le cadre de la lutte contre le dérèglement climatique, la priorité ne devrait donc pas aller aux seules énergies renouvelables. En effet, la France ne connaît à ce jour qu’un unique responsable de la forte émission de CO2 : le transport automobile individuel. Pour préserver la qualité de l’air et éviter une hausse de la température, le gouvernement à tout intérêt à lancer une politique visant à décarboner les transports automobiles : transition vers les voitures électriques ou les petites voitures basse consommation.

Pub

La seconde source de pollution en France concerne le secteur du chauffage domestique. Bon nombre d’habitations sont encore des passoires thermiques et nécessitent de sérieux travaux d’isolation thermique.