La ministre de la Transition écologique affirme l’absence de pénurie de carburant

La guerre entre les grévistes de la réforme de retraite et le gouvernement fait rage. Pour accentuer les mécontentements, la CGT incite au blocage des raffineries à travers tout le pays. L’État refuse de céder et maintient sa position. Quant à la ministre de l’Écologie, elle affirme que tout va bien du côté du carburant, malgré cette mobilisation.

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L’appel aux blocages de la CGT

La CGT appelle à un blocage de toutes les raffineries de France à partir du 7 au 10 janvier 2020. Cette annonce sonne comme une menace d’une éventuelle pénurie de carburant dans le pays pendant les jours à venir. Cet appel constitue une mesure de pression sur l’exécutif. Il vise également à renforcer le mouvement. L’annonce a cependant été contredite par la ministre de la transition écologique et solidaire.

La ministre de l’Écologie répond aux menaces de la CGT

Lors d’une interview le jeudi 03 janvier 2019, Élisabeth Borne a rassuré les Français contre les menaces de la CGT. La ministre souligne qu’il y a bien « un droit de grève » dans la constitution, mais pas un « droit au blocage » dans le pays. La ministre pense que ces annonces s’apparentent uniquement à une tentative de semer la panique au sein de la population et dans les stations-services. Selon ses dires, cette panique provoquera des ruptures sur certains carburants. Elle a également déclaré être confiante quant au bon fonctionnement des raffineries françaises. 6 sur 7 envoient aujourd’hui leurs produits. Les stations-services s’approvisionnent à partir de 200 dépôts.

Une réserve pour approvisionner les Français

La ministre se veut rassurante et a déclaré que les stocks sont amplement suffisants pour approvisionner les Français pendant 3 mois. De plus, les dépôts sont régulièrement ravitaillés et les raffineries possèdent des stocks de produits bruts (essence et diesel). Elle estime que la pénurie de carburant n’a pas lieu d’être en raison du volume des produits dans les stations-services. Selon la ministre, la CGT ne fait que de la « communication ».

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Le blocage des raffineries de pétrole

Rappelons que cet appel aux blocages des raffineries a été motivé par la réforme des retraites. Les partis d’opposition et le gouvernement se sont lancés dans une guerre des mots. Malgré les propos rassurants de la ministre de l’Écologie, il faut noter qu’à l’heure actuelle, 4,6 % des stations-services françaises souffrent d’un manque de carburant. Ce sont 405 stations-services qui sont en rupture partielle, tandis que 102 sont en rupture totale, sachant que la France métropolitaine compte 11 000 stations-services. La CGT se sert des 8 raffineries que compte la France métropolitaine comme moyen de pression face à la fermeté du gouvernement. Dans tous les cas, aucun des 2 partis ne semble vouloir céder.

405 stations-services en rupture de stock

L’Ouest de la France et le Sud-Est regroupent les départements les plus touchés par ce manque de carburant. D’ailleurs, le Sud-Est a enregistré l’arrêt de la raffinerie de Lavéra. Pour manifester davantage sa puissance, la CGT encourage le blocage imminent des 8 raffineries du pays. Cette menace n’a fait qu’envenimer la situation, car le gouvernement est resté ferme sur sa position en soulignant que l’accès de la population au carburant est « non négociable ». Pour renforcer ces propos, la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runnacher a mentionné que ce blocage constitue un « acte illégal ».

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Quelques raffineries tournent au ralenti

Pendant que certaines raffineries se sont arrêtées, d’autres tournent au ralenti. C’est le cas de la raffinerie de Grandpuits à Seine-et-Marne. Ses expéditions ont été bloquées et sa production a fortement chuté. Pour l’instant, ces blocages n’ont encore présenté aucun impact sur l’approvisionnement des stations-service.