La ministre de la Transition écologique dévoile une série de mesures inédites

Le mercredi 12 février 2020, Emmanuel Macron a annoncé un ensemble de mesures pour lutter contre le dérèglement climatique et préserver la biodiversité dans le massif Mont-Blanc. La ministre de la Transition écologique l’a accompagné pour y discuter des nouvelles actions écologiques. Avant de le rejoindre, Élisabeth Borne a dévoilé une série de mesures inédites de réduction des impacts du réchauffement de la planète.

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Adapter le pays au dérèglement climatique

La ministre a commencé par énumérer les mesures d’abandon, en l’occurrence : le projet minier de la Montagne d’Or, EuropaCity, la création de la taxe sur les billets d’avion et le projet de Notre-Dame-des-Landes. La Transition écologique impose maintenant des actions intéressantes en vue d’adapter le pays au dérèglement climatique. Les programmes sont spécialement axés sur la préparation au risque d’inondations, de submersions et de recul du « trait de côte ».

La préservation de la biodiversité passe par la conversion de 30 % du territoire en aires protégées. Il s’agit là d’un tiers des terres françaises. La ministre souligne que la France demeure l’unique pays de l’Europe à engager dans de telles procédures. Ces démarches impliquent 2,4 millions d’agents.

Accélérer les préparations aux épisodes de catastrophes climatiques

Élisabeth Borne a rappelé les dommages de la tempête Xynthia et ses 47 victimes. Elle a révélé l’existence d’outils théoriquement efficaces : les Programmes d’action pour la prévention des inondations. Leur usage se heurte à des procédures lourdes. Le délai de traitement d’un dossier nécessite 8 ans de travail. Pour y remédier, la ministre annonce son ambition de diviser cette période par 2. Malgré cela, patienter 4 ans pour traiter un problème lié à une zone spécifique reste trop lent.

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Pour accélérer les procédures, la ministre entend déconcentrer les décisions. Auparavant, tous les dossiers remontaient à Paris avant d’être traités. Désormais, les programmes d’aides de 20 millions d’euros (qui constituent 20 % des décisions) seront immédiatement étudiés sans passer dans la capitale. Si les catastrophes menacent des vies humaines, les procédures d’urgence seront enclenchées. Elle souligne par ailleurs que 17 millions de Français sont en ce moment implantés dans des zones à risque.

Engager une relocalisation de grande ampleur

Le trait de côte recule de 50 cm à 1,5 m sur une partie du territoire. Des barrières ont certes été élevées, et des murailles érigées. Ces murs peuvent toutefois s’écrouler face au déchaînement de l’océan. Dans moins de 30 ans, certaines zones encourront un risque de submersion. La ministre souhaite aider les élus en octroyant des outils d’identification des parties les plus exposées. Si les préventions s’avèrent insuffisantes, le gouvernement n’aura d’autre choix que d’envisager une relocalisation des habitants.

Élisabeth Borne prévoit un accompagnement des collectivités qui seront contraintes de s’engager dans cette démarche. Dans la seconde moitié du siècle, certaines zones seront exposées à des menaces sur le long terme. L’État étudie ainsi la faisabilité pour l’érection de constructions démontables. Le code de l’urbanisme sera modifié pour permettre ce genre de logement. La ministre pense que 5 000 à 50 000 habitants pourront être concernés par cette relocalisation.

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Amenuiser les conséquences écologiques dévastatrices

La ministre déclare que c’est la première fois que la France engage des mesures aussi « profondes ». Les objectifs de 2050 s’apparentent à la révolution industrielle. En tant que citoyenne, elle s’inquiète des menaces réelles pour la planète. Selon les rapports des scientifiques du Giec, « une partie du dérèglement climatique est déjà inéluctable », notamment le réchauffement des océans. Si la planète maintient cette trajectoire, les tempêtes meurtrières à l’image de Xynthia s’enchaîneront une fois par an, alors qu’elles ne sont censées se produire qu’une fois par siècle. De telles conditions seront impossibles à supporter.