La présence des physalies témoigne du réchauffement climatique

Les physalies vivent dans les zones tempérées et subtropicales et pourtant, elles s’échouent dans le littoral ploemeurois. Cette manifestation souligne la hausse de la température dans le milieu marin. Voici ce qu’il faut savoir sur ces créatures marines.

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Une présence inattendue

Depuis ces derniers temps, le littoral ploemeurois a assisté à la présence massive des physalies. Également connues sous le nom de Galères portugaises (à cause de leur similitude avec les galiotes ibériques) et Vessies de mer, les physalies sont des méduses qui se trouvent généralement dans les mers tropicales. Elles peuvent survenir sur les côtes durant les beaux jours.

À cette période de l’année, elles ne devraient pas encore manifester leur présence, selon Marcel Maringue. Le président de l’association Les Faits mers et expert du littoral ploemeurois a estimé que leur apparition en janvier souligne le réchauffement considérable des océans. Les bénévoles de Les Faits mer, en compagnie de l’association Formocéan ont immédiatement signalé la présence des physalies sur les plages auprès des services techniques de la ville.

Les physalies sur les côtes finistériennes

Des physalies ont également été retrouvées échouées sur les côtes finistériennes. Rappelons que ces animaux marins figurent parmi les espèces de zooplancton. Elles sont portées par les courants. Ces animaux sont dotés de flotteurs-voiles. Leur apparence physique se caractérise par leur teinte bleu métallique. Elles vivent en colonies. Nombreux sont les poissons qui passent par cette phase quand ils sont encore des larves. Les physalies se distinguent des méduses par leur localisation. En effet, elles demeurent en surface. Leur localisation se concentre principalement dans l’Océan Atlantique et dans la Mer Méditerranée.

Une variété d’espèces baptisées la physalie bleue, de son nom scientifique Physalia utriculus vit dans la partie Indo-Pacifique des océans. Elle se distingue des autres variétés par sa taille moindre. L’espèce a été identifiée pour la première fois en 1801.

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Danger des physalies

D’apparence inoffensive, les physalies sont dangereuses, voire mortelles. Elles sont dotées d’un flotteur mesurant entre 10 à 30 cm de longueur. Certaines espèces possèdent des filaments de plus de 50 cm. Ces filets ne doivent en aucune manière être en contact avec la peau. Même si elles ont échoué depuis des semaines, leur venin reste mortel, car il est 6 fois plus toxique que le venin d’un cobra.

Aussi, tout contact avec une physalie engendre un trouble respiratoire, des douleurs musculaires. À ces signes s’ajoutent la perte de connaissance, les douleurs abdominales ou thoraciques, une hypertension artérielle, des crampes musculaires, des vomissements, la tachycardie et dans le pire des cas, la mort pour les personnes les plus vulnérables et les chiens.

La physalie se forme à partie d’une vessie pleine de gaz. L’animal ressemble ainsi à une bouteille bleue munie de longs tentacules venimeux remplis de cnidocystes. C’est celui-ci qui l’aide à capturer ses proies. Les cnidocystes sont toxiques et maintiennent leur puissance même plusieurs mois sous l’eau. C’est pourquoi il est interdit de s’en approcher.

Les causes de leur apparition

Depuis la présence des physalies sur le littoral ploemeurois, la mairie a installé un panneau d’affichage signalant le danger du contact avec ces animaux marins. Outre le réchauffement des eaux, leur apparition sur les côtes s’explique également par la disparition des tortues caouannes qui étaient leur principal prédateur. À ces causes s’ajoutent les périodes de vents violents et de courant de forte intensité qui ont secoué la mer Méditerranée.

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Une simple brûlure par une physalie est extrêmement douloureuse. Cependant, il est interdit de le traiter avec du vinaigre ou du vinaigre médicinal. A la suite d’un envenimement, il faut rincer immédiatement la peau avec de l’eau de mer avant d’appliquer du sable sec ou de la mousse à raser sur la partie infectée. Puis, il faut décoller les tentacules au moyen d’un carton rigide avant de consulter un médecin.