L’e-commerce français devient écologique

Le commerce en ligne continue sa croissance sur le sol français. La pratique enregistre aujourd’hui plus de 100 milliards d’euros de transactions en 2019. Cette somme témoigne de l’engouement des internautes pour l’e-commerce. Celui-ci se veut plus écoresponsable et plus accessible. Malgré tout, son impact environnemental ne correspond pas aux attentes de la Transition écologique.

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L’e-commerce s’envole en France

En France, le commerce électronique entame une belle envolée. Les derniers chiffres de la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance ou Fevad ont confirmé cet essor. En 2019, les 190 000 sites de vente en ligne répertoriés dans l’organisation ont enregistré 100 milliards d’euros d’achats. Les consommateurs connectés ont dépensé 103,4 milliards d’euros. Cette somme colossale indique une croissance de plus de 11,6 % du secteur par rapport à l’année précédente. À l’inverse, le panier moyen a subi une baisse significative de 60 euros. Il s’agit du niveau le plus faible jamais observé, selon l’organisation.

Heureusement, le volume total d’achats a compensé cette diminution. Celui-ci a culminé à 1,7 milliard de transactions, soit 15 % de plus que l’année 2018. 45 % des opérations financières en ligne se rapportent à l’achat de produits, mais le reste concerne des services. Aussi, 90 % des Français préfèrent toujours l’achat en magasin de produits physiques.

L’e-commerce devient mobile

Les achats en ligne connaissent une transformation majeure. Les plateformes se ruent vers des versions mobiles. Aujourd’hui, l’achat par l’intermédiaire d’une tablette ou d’un smartphone est devenu une pratique courante. Selon la Fevad, les ventes sur mobiles ont grimpé de 18 %, soit une croissance 4 fois plus rapide que prévu. L’organisation prévoit une hausse constante de cette filière.

Quant aux choix des sites d’e-commerce, les internautes privilégient les grandes enseignes. Les entreprises d’envergure telles Fnac, Amazon ou Darty y assoient en effet leur notoriété. Elles accaparent un tiers du volume d’affaires des sites hébergeurs. Leur pourcentage de vente a enregistré 14 % de plus en 2019. Aussi, les boutiques préfèrent se faire référencer directement sur les géants du net.

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Une tendance vers l’écologie

Toujours d’après la Fevad, une autre tendance se fait ressentir dans le secteur : l’empreinte écologique. Le délégué général de la Fevad observe un changement de comportement des cyberacheteurs du fait de la transition écologique. 53 % des consommateurs connectés ont révélé tenir compte de l’environnement au cours de leur achat en ligne. 45 % des acheteurs en ligne sélectionnent uniquement des produits issus de l’économie circulaire.

La tendance écologique influe sur le comportement des jeunes générations comprises entre 18 à 34 ans. Dans l’économie circulaire, les habitudes écoresponsables se traduisent par l’achat :

  • De produits d’occasion à 66 %
  • De produits reconditionnés à 38 %
  • De produits recyclés à 22 %

Impact environnemental de l’e-commerce

L’e-commerce soulève aussi bien des avantages que des inconvénients écologiques. Cette méthode a dans tous les cas transformé les habitudes de consommation.

Les avantages

Les déplacements des consommateurs sont atténués, car les produits sont directement livrés à domicile. Les moyens de transport écologiques des livreurs amenuisent les émissions de CO2. Les boutiques utilisent des entrepôts non éclairés pour stocker les marchandises. Ainsi, l’éclairage se réduit. En cas d’insatisfaction du client, le produit est proposé dans les sites de petites annonces et profite d’une seconde vie.

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Les limites

L’e-commerce implique une navigation sur Internet, pourtant cette pratique porte préjudice à l’environnement. Effectivement, le web recourt à des milliers de serveurs d’hébergements de sites très friands d’énergie. Ils doivent être constamment refroidis afin d’éviter la surchauffe, contrainte malheureusement très énergivore. De plus, quand certains clients exigent une remise rapide de leur colis, les sites sont obligés de passer par des livraisons express qui, elles, sont excessivement polluantes.