Le Coronavirus comparé à la grippe espagnole, la pire épidémie de tous les temps

Le virus Covid-19 fait chaque jour de nouvelles victimes dans plusieurs pays du monde. Il focalise donc l’attention de la plupart des médecins, et tous les chercheurs travaillent d’arrache-pied pour tenter de trouver un remède. Patrick Zylberman, un professeur expérimenté en histoire de la santé et en infection mortelle, parle du coronavirus, en le comparant à la grippe espagnole.

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La grippe espagnole, la plus grave des pandémies

Désignée sous le nom de grippe espagnole, la grippe de 1918 est la catastrophe la plus dévastatrice de l’histoire de l’humanité. Elle se place au premier rang des pandémies qui ont fait le plus de victimes avec environ 100 millions de morts, dont quelques 700 000 en France. Au deuxième rang des pandémies se trouve la peste noire qui entre 1 347 et 1 352 a décimé 30 à 40 % de la population de l’Europe de l’époque c’est-à-dire environ 30 millions de victimes, soit la moitié des victimes de la grippe espagnole.

L’autre tragédie planétaire parmi les plus mortifères n’est pas une maladie, mais un conflit : la Seconde Guerre mondiale qui a fait environ 62 millions de morts.

En plus d’avoir fait énormément de victimes, la grippe espagnole fait partie des maladies qui présentent les symptômes les plus agressifs. Cette pandémie se manifestait effectivement par des saignements d’oreilles, des œdèmes et des hémorragies graves.

Au début de l’année 1918, vu la gravité de ces symptômes, les médecins ne pensaient pas à la grippe, mais plutôt à une sorte d’infection inconnue. À cette époque, l’inexistence d’antibiotique était la cause de la mort de la plupart des personnes infectées au bout d’une dizaine de jours de l’apparition des premiers symptômes grippaux.

Le Coronavirus : une sensation de déjà vu ?

Certains chercheurs insinuent que le coronavirus a des points communs avec la grippe espagnole, peut-être par le fait qu’il se propage très vite et mène à la mort après peu de temps. Selon le professeur Patrick Zylberman, chercheur au CNRS, rien de concret ne relie le virus Covid-19 du coronavirus au virus H1N1 de la grippe espagnole.

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Au printemps 1918, le H1N1 semblait inoffensif, avec beaucoup de cas confirmés, mais très peu de morts. Puis brusquement en août 1918, tout a basculé sans aucune explication plausible, le virus est devenu plus meurtrier. En septembre, la grippe espagnole est effectivement devenue plus contagieuse et faisait des morts en un délai très court.

En y regardant de plus près, le coronavirus ne ressemble pas du tout à la grippe espagnole, contrairement à ce qu’insinuent certains chercheurs. Sur les signes extérieurs, celle du coronavirus est très calme contrairement à celle de la grippe espagnole. En effet, il est même possible que certains porteurs du virus ne présentent aucun symptôme.

Par ailleurs, la grippe espagnole frappait en général des populations très jeunes et très âgées, ce qui n’est visiblement pas le cas du coronavirus. Il a été démontré récemment que cette dernière touche très peu les enfants. En revanche, les personnes âgées y sont très vulnérables.

Cependant, le point commun des deux épidémies réside dans le fait qu’elles sont toutes deux extrêmement contagieuses et font beaucoup de victimes en peu de temps.

Des solutions possibles ?

En gardant un esprit positif, on peut se dire que tout problème a une solution. Espérons que ce soit le cas pour le virus Covid-19. La plupart des chercheurs sont déjà actuellement en quête d’un remède.

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Par ailleurs, après le coronavirus, il est vital de mettre en place des préventions obligatoires contre toute autre éventuelle épidémie, dont celle d’adopter un vaccin annuel dans tous les pays. Plus surprenant, arrêter de manger de la viande fait partie des mesures conseillées. Ce serait non seulement une solution préventive contre toute sorte de virus, mais aussi un acte bienfaisant pour l’environnement.