Le coronavirus reprend-il de l’ampleur en France suite au déconfinement ?

Le coronavirus qui a frappé la France de plein fouet menace une deuxième vague. En effet, le bilan s’aggrave et le taux de mortalité reprend. Découvrez dans ce reportage les nouveaux chiffres et les incidents relevés alors que le déconfinement se poursuit dans le pays.

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Le bilan de l’épidémie de nouveau en hausse

Le nombre de patients en réanimation connaît une baisse généralisée. Pourtant, les nouveaux cas de contaminations au coronavirus s’accélèrent en France.

348 nouveaux décès en 24 heures

Les victimes du coronavirus s’enchaînent depuis le soir du mardi 12 mai. Au total, l’épidémie a fait 348 nouveaux décès en l’espace d’une journée, s’indigne la Direction générale de la Santé. En 24 heures, la Santé Publique France a recensé 708 cas supplémentaires, faisant au total 140 227 infectés au covid-19. Depuis le 1er mars, la France a ainsi enregistré 26 991 décès. A contrario, la pression sur les services sanitaires, notamment les services d’urgence, s’atténue. Les hôpitaux ont constaté une baisse de -170 patients durant le deuxième jour du déconfinement. Rappelons que le 8 avril dernier a été marqué par le pic de l’épidémie, avec 7 148 patients en réanimation.

Une contradiction avec les chiffres du week-end dernier

Le bilan du coronavirus en France du mardi 12 mai s’oppose à celui du week-end dernier. En effet, les hôpitaux ont dénombré +183 cas, contre +165 pour les Ehpad. Au total, ces 2 établissements enregistrent respectivement 17 003 et 9 988 morts. Le samedi 9 mai, les Ehpad n’ont recensé que 4 décès. Le lendemain, le coronavirus n’a emporté qu’une victime. Pour rappel, la pandémie de coronavirus a fait : 97 000 cas d’hospitalisation et 57 785 guéris.

Des masques brûlés

Des masques sont brûlés en pleine épidémie alors que leur raréfaction et leur prix sèment la panique.

Des masques non vérifiés

En pleine crise sanitaire, la France fait à nouveau parler d’elle. Une petite polémique apparaît à cause de la destruction d’un million et demi de masques chirurgicaux. Les matériels ont été brûlés entre janvier et mars 2020. Pourtant, aucune vérification de leur état n’avait été effectuée avant l’opération, ce qui a immédiatement suscité le mécontentement du gouvernement. Le rapport adressé à l’intention de l’État a établi que les masques étaient encore utilisables. Heureusement, les matériels sauvés ont été immédiatement distribués.

L’approvisionnement se poursuit

En Île-de-France, le stock est en plein réapprovisionnement. Rappelons que sa présidente, Valérie Pécresse, avait promis un don de masques en tissus aux titulaires d’un abonnement Navigo. Les distributions se sont enclenchées au cours du premier jour de déconfinement. Les modèles jetables ont été offerts aux voyageurs des transports en commun. Les usagers peuvent également obtenir des masques auprès des guichets, à condition de disposer de leur pass Navigo. Les points de vente se multiplient dans la région et le reste de la France afin de bien équiper les citoyens.

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Deux chats testés positifs au coronavirus

Les enfants et les animaux ont été considérés comme les êtres les moins vulnérables au coronavirus. Pourtant, le bilan des cas infectés est revu à la hausse pour les félins.

Une dizaine d’infections à travers le monde

Deux chats ont été testés positifs au coronavirus en France, a déclaré l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse, le mardi 12 mai. Selon le communiqué de presse, l’infection au virus SARS-CoV-2 a été recensée à Bordeaux, tandis que le premier cas a été localisé à Paris. À l’échelle mondiale, les autorités sanitaires animalières recensent 10 cas chez les félins.

L’infection se manifeste par de troubles respiratoires et de la toux persistante malgré les traitements antiinflammatoires et anti-infectieux.

Une conséquence de l’infection humaine

Le communiqué de presse pointe du doigt les propriétaires étant le principal responsable de la contamination animalière. Il déclare que « les chats ne sont pas considérés comme des acteurs de la pandémie humaine ». L’agence sanitaire Anses confirme ce constat dans son rapport du 20 avril par les termes : « il n’existait aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle épidémiologique dans la propagation du virus SARS-CoV-2 ».

Pendant ce temps, le déconfinement continue

La levée du confinement du lundi 11 mai s’opère suivant la carte des zones élaborées par le gouvernement.

Les mesures variables en fonction des codes couleur

L’Île-de-France, le Grand Est, les Hauts de France et la Bourgogne Franche-Comté comptent parmi les zones rouges. Leur déconfinement implique des mesures de précaution strictes, à l’inverse des zones vertes. Néanmoins, la circulation du virus demeure sous une haute surveillance à toutes les régions. Sont à considérer :

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  • Le nombre de contaminations au coronavirus ;
  • La tension dans les services de réanimation ;
  • Le nombre de places disponibles dans les services d’urgences ;
  • Le nombre de personnes dans les urgences pour suspicion de covid-19.

Amazon reste en retrait malgré le déconfinement

Malgré le déconfinement en France, le géant américain du commerce électronique Amazon prolonge la suspension de ses activités. Les centres de distributions maintiennent la fermeture de leurs portes depuis le 16 avril. La firme a sollicité l’accord du gouvernement français pour une demande de mise en chômage partiel, ce qui a été refusé. Aussi, les salariés confinés touchent leur plein salaire, mais réclament une évaluation des risques, par l’intermédiaire de leur syndicat.