Le réchauffement climatique, cause de l’invasion des perruches en France

Les perruches à collier semblent de plus en plus habituelles dans le paysage de la France. La couleur verdoyante de leur plumage se voit de plus en plus parmi celle grisâtre des pigeons. La colonisation des zones urbaines françaises par ces oiseaux semblerait être la conséquence directe du réchauffement climatique.

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La colonisation de la France par des perruches à collier

L’invasion de ces perruches en France se fait très rapidement. D’origine africaine et asiatique, ces dernières ont été relâchées accidentellement en France au début des années 70.

Une centaine d’entre elles ont en effet, pu s’évader lors de leur débarquement à l’aéroport d’Orly. Elles avaient été acheminées en France pour y être vendues à des animaleries et ont finalement pu prendre leur envol librement.

Contrairement à ce que tout le monde s’attendait, leur nombre n’a pas cessé de croître. De 1 500 en 2009, ces perruches sont recensées à environ 7 000 et 8 000. Elles ont même été aperçues à Nancy, Marseille, Roubaix et Toulouse.

Elles se seraient également acclimatées aux conditions climatiques de Londres où elles ont été également observées. Près de 30 000 perruches y auraient été recensées.

La clémence des hivers, élément clé de l’acclimatation des perruches à collier

Il n’est pas très sensé de dire que l’invasion actuelle des perruches à collier en France, serait le résultat direct du réchauffement climatique. En effet, ces dernières sont déjà présentes sur le territoire depuis au moins une soixantaine d’années.

L’adaptation de ces oiseaux très intelligents aurait en effet, été favorisée par le fait qu’ils ne font jamais la fine bouche concernant leur alimentation. Ce qui optimise leur chance de survie, au contraire des espèces locales de volatiles. Les perruches se nourrissent de quasiment tout, allant des insectes aux fruits et graines.

Il faut cependant concéder que leur adaptation a été favorisée par l’adoucissement des hivers en France. Le réchauffement climatique ne peut être écarté définitivement des facteurs ayant permis la colonisation de la France par les perruches à collier.

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D’ailleurs, cela est confirmé par le fait que de nombreuses espèces d’oiseaux qui auparavant, hivernaient en Afrique subsaharienne, soient retrouvées en France durant l’hiver. Il en est ainsi pour les pouillots véloces, les hirondelles, etc.

Une invasion encore maîtrisée

La multiplication des perruches à collier dans les zones péri-urbaines et urbaines, y reste jusqu’à présent cantonnée. Ces niches écologiques étant encore inoccupées, leur invasion ne pose encore aucun problème majeur.

Cela est expliqué par le foisonnement de nourriture dans ces zones, par les températures qui y sont plus chaudes, et par l’abondance de platanes, abri par excellence de ce type d’oiseaux. Les perruches sont en effet, des espèces cavernicoles.

Cependant, suite à une surpopulation, des conflits peuvent apparaître entre les perruches et des animaux ayant la même habitation et/ou nourriture. Il en est ainsi des chouettes et des écureuils qui sont également des espèces cavernicoles.

Le principal souci généré par l’invasion des perruches à collier en France, relève actuellement de l’ordre sonore. Leurs cris perçants sont particulièrement incommodants.

La possibilité d’arrêter l’invasion des perruches à collier en France

La situation actuelle n’est pas encore arrivée au niveau où une campagne d’éradication soit requise. Cela a notamment été observé aux Seychelles où les perruches à collier ont tellement augmenté qu’elles ont menacé la survie des espèces endémiques locales.

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Toutefois, le spécialiste Olivier Païkine a estimé qu’en France, il semble déjà trop tard pour limiter l’invasion de ces perruches. Cette mesure aurait dû être initiée beaucoup plus tôt, ces oiseaux ayant hélas atteint un nombre rendant la limitation de leur invasion quasiment impossible. Cela n’empêche cependant pas l’application de quelques mesures locales pour agir à ce niveau.